Investir pour sa retraite : comment faire le bon choix
Comment faire le bon choix parmi les PEA, contrats d’assurance vie, Madelin, PERP, … ? Comment aborder de façon souple une épargne en vue de sa retraite ?
Les différentes réformes ont mis en place des avantages fiscaux pour rendre l’épargne retraite plus attractive. Bien sûr l’avantage fiscal présenté comme argument commercial, est à prendre en considération mais il ne doit jamais être le critère déterminant. L’économie réalisée doit être confrontée aux contraintes générées ainsi qu’aux objectifs poursuivis. De plus, il faudra déterminer le dosage adéquat entre le risque et la rentabilité du placement par le choix des supports d’investissements.
L’avantage fiscal à l’entrée pour le contrat Madelin et le PERP
Le contrat d’épargne retraite Madelin, produit phare pour les banques à destination des commerçants, artisans et de façon générale des non salariés, il est parfois souscrit avec une économie fiscale significative. En effet, le travailleur non salarié peut déduire du bénéfice imposable les primes versées. Cette déduction s'opère dans la limite de plafonds (57 475,80 € au titre de 2007).
Mais la contrepartie de cet avantage comporte plusieurs inconvénients comme l’engagement de versements réguliers, l’indisponibilité jusqu’à la retraite et la sortie uniquement sous forme de rente viagère fiscalisée à l’impôt sur le revenu.
Même remarque pour le PERP mis en place en 2003. Cette épargne retraite permet la déduction du revenu imposable des cotisations versées dans la limite de 10 % de ses revenus d'activité professionnelle ou de 10 % du plafond annuel de la sécurité sociale (PASS), soit une déduction annuelle maximum de 24 154 € au titre des cotisations versées en 2006.
Mais le PERP comme le contrat Madelin ne permettent qu’une sortie en rente viagère ce qui est très pénalisant (sauf le cas d’un achat d’une résidence principale au moment de la retraite pour le PERP).
De plus, généralement, le choix des supports d’investissement se limite à une gestion au travers de « fonds profilés » (prudent, équilibré, dynamique). Il faut être conscient du manque total de liquidité de ces produits. Ils ne peuvent être attractifs que pour des contribuables fortement fiscalisés qui investissent par ailleurs dans d’autres supports d’investissement.
L’avantage fiscal à la sortie pour le PEA et le contrat d’assurance vie
Le PEA (plan d’épargne en actions) permet d’investir dans la limite de 132 000 euros par plan, dans des actions ou dans des fonds d’investissement européens, sans subir l’imposition propre aux plus values sur valeurs mobilières à condition de ne pas faire de retrait pendant 5 ans. Au delà de 5 ans, seuls les prélèvements sociaux sont dus (11%). Tout retrait avant huit ans provoque la clôture du plan.
Cette enveloppe permet d’investir sur des marchés « risqués » avec une optique de long terme, donc avec un espoir de rentabilité forte. L’avantage à la sortie est de donner accès à une rente viagère défiscalisée.
Le contrat d’assurance vie bénéficie également d’une fiscalité spécifique :
- à la fois sur le plan des revenus, une imposition dégressive est applicable en fonction de la date de souscription du contrat (voir note sur le contrat d’assurance vie),
- et sur le plan successoral, cet avantage est particulièrement intéressant en cas de versements avant 70 ans car les bénéficiaires désignés (le conjoint, les enfants…) recueilleront les fonds sans droit de succession à hauteur de 152 500 euros chacun (autant de fois qu’il y a de bénéficiaire…).
La liquidité du produit est sans comparaison avec celle du PEA car il est possible d’effectuer des retraits sans perdre l’antériorité fiscale et les avantages fiscaux successoraux.
Certains contrats d’assurance offrent un large choix d’investissements, des fonds diversifiés de gestionnaires renommés, des supports immobiliers, un fonds euro (rémunéré à plus de 4%) garanti en capital avec effet de cliquet (ce qui permet de sécuriser année après année la performance), en bref, une gestion sur mesure peut être mise en place avec l’aide d’un conseiller en gestion de patrimoine sans coût supplémentaire pour le souscripteur.
De plus, nous pouvons optimiser la situation patrimoniale par des clauses spécifiques…
Finalement, choisissons la souplesse, c’est ce qui déterminera in fine la rentabilité de l’investissement !
Emilie Roussel Broquisse - Conseil en Gestion de Patrimoine Indépendant
CEP Vendôme
http://www.cepvendome.fr

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