Comment financer des micro-projets ?

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Une partie des projets de création d’entreprise en France sont des micro-projets. Ce sont des projets souvent portés par des personnes en fin de droit aux Assedic ou bien au RMI, ce qui implique de faibles moyens de financement. C’est pourquoi un certain nombre d’organismes de soutien à la création d’entreprise ont mis au point des prêts aux personnes en difficulté, afin de faciliter leur accès à la création de leur propre emploi.


Une partie des projets de création d’entreprise en France sont des micro-projets. Ce sont des projets souvent portés par des personnes en fin de droit aux Assedic ou bien au RMI, ce qui implique de faibles moyens de financement. C’est pourquoi un certain nombre d’organismes de soutien à la création d’entreprise ont mis au point des prêts aux personnes en difficulté, afin de faciliter leur accès à la création de leur propre emploi.

Je vous propose donc de passer en revue quelques organismes d’aide, mais la liste n’est pas exhaustive…

Un acteur incontournable : l’ADIE

L’acteur le plus représentatif de ce type d’action est, sans aucun doute, l’ADIE (Association pour le Droit à l’initiative Economique). L’ADIE favorise l’accès au crédit d’un public de créateurs d’entreprise en voie d’insertion, qui ne peut obtenir un prêt bancaire par la voie traditionnelle. Pour cela, elle peut, après étude approfondie de votre dossier, prêter des fonds en direct ou bien vous aider à obtenir un prêt auprès d'une banque partenaire. Pour donner un maximum de chances aux créateurs et créatrices, elle garantit aussi un suivi adapté du porteur de projet sur une période de 2 ans et la garantie du prêt.

Les projets aidés sont en général des créations d’entreprises individuelles ou d’EURL ne nécessitant pas d’investissements lourds et pour lesquels cette intervention permet de mettre le pied à l’étrier.

L’ADIE collecte ses ressources auprès de divers partenaires institutionnels (Ministère de l’Emploi, Fonds d’Action Sociale, Secrétariat d’Etat aux PME, au Commerce et à l’Artisanat, Caisse des Dépôts et Consignations, collectivités locales, Fonds Social Européen…), bancaires (Crédit mutuel, Crédit Municipal de Lille et de Nantes, Compagnie Bancaire, Caisse d’Epargne…) ou privés (Fondation Agir pour l’Emploi), et de façon marginale de dons privés.

L’ADIE diffuse son action en s’appuyant sur 14 antennes régionales, chacune d’entre elles gérant une ou plusieurs antennes locales.

Pour en savoir plus, contacter l’ADIE (siège) :
4, boulevard Poissonnière 75009 Paris
Tél : 01.56.03.59.00
Numéro vert pour les futurs créateurs d’entreprise : 0800 800 566
http://www.adie.org

Une autre forme de financement des TPE : le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur permet aux créateurs de petites entreprises ne disposant pas des garanties matérielles nécessaires l’accès au crédit bancaire classique. Ainsi, les Plates Formes d’Initiative Locale (PFIL - elles appartiennent au réseau France Initiative Réseau) jouent ce rôle, de manière à aider au développement local, en proposant des prêts à taux nul ou bonifié, à des créateurs manquant d’apports personnels pour créer leur entreprise. C’est aussi le cas du " Réseau Entreprendre ".

Ces structures participent au financement de créations d’entreprises à potentiel de développement. Elles assurent également un accompagnement et un suivi des créateurs. Les prêts octroyés ont un effet de « starter » pour permettre aux créateurs d’accéder, grâce à cet apport de départ, à des crédits conventionnels aidant à boucler le financement global de leur projet.

Tous les types de projet sont étudiés, mais les entreprises ont obligation de se domicilier dans le département où est fait le prêt d’honneur et le capital de l’entreprise ne doit pas être détenu à plus de 50% par des entreprises existantes.

Bien entendu, chaque dossier fait l’objet d’un examen approfondi par des professionnels avant l’octroi du prêt, puis par un passage devant un comité d’engagement réunissant plusieurs chefs d’entreprise et banquiers, et enfin par une phase de suivi adapté.

Les PFIL peuvent soit accorder un prêt sur leurs propres fonds d’intervention, soit vous aider à obtenir une aide financière octroyée par un établissement bancaire, une caisse de retraite ou même un Conseil Général, avec lequel la PFIL aura conclu un accord partenarial. Les termes du prêt sont fixés par contrat et précisent les obligations du bénéficiaire en matière d’accompagnement et de gestion, le montant du prêt et les modalités de remboursement. Les remboursements sont effectués auprès de la PFIL ou de la banque.

Les PFIL peuvent aussi vous faciliter l’accès à des concours bancaires en signant des conventions avec des organismes de garantie ou de cautionnement, comme la Sofaris ou France Active, lorsque vous êtes chômeurs de longue durée ou bien allocataires du RMI.

Dans le cas du Réseau Entreprendre, les prêts sont faits directement par l’association, après une évaluation et une validation du projet par un comité d’engagement.

Pour en savoir plus, contacter :

FRANCE INITIATIVE RESEAU
http://www.fir.asso.fr  

RESEAU ENTREPRENDRE
http://www.reseau-entreprendre.org

Le rôle des banques solidaires

Devant l’ampleur des besoins de micro-financement, les banques solidaires se développent de plus en plus. Les banques solidaires sont en fait des sociétés financières, qui collectent une épargne stable auprès de personnes physiques et morales souhaitant effectuer un investissement économiquement viable et socialement utile. Les fonds constitués permettent de servir les projets de créateurs n’ayant pas ou peu d’accès au crédit bancaire traditionnel.

L’objectif des banques solidaires est de promouvoir les valeurs sociales de la création d’entreprise. Le choix des dossiers financés se porte donc plus volontiers vers des projets susceptibles de maintenir ou de créer des emplois pérennes, vers des projets à vocation sociale. Tous les projets de création d’entreprise ou jeunes entreprises de moins de 3 ans peuvent être financés.

Elles traitent les projets qui lui sont présentés par des associations partenaires (exemple pour la Caisse Solidaire, il s’agit des Cigales ou bien du réseau des Boutiques de Gestion). Ces structures se chargent aussi du suivi de la création pendant 2 ans. Les demandes de financement font l’objet d’un examen attentif de la part d’un comité d’engagement, qui s’assure de la viabilité, rentabilité et pérennité du projet pour accorder son financement.

Pour en savoir plus, contacter par exemple :

Caisse Solidaire du Nord-Pas-de-Calais
3, Contour Saint Martin - Grand Place - 59100 ROUBAIX
Tél : 03.20.81.99.70
www.banque-solidarites.coop/partenaires/caissol.htm  

Caisse Sociale de Développement Local (CSDL)
29 rue du Mirail - 33300 BORDEAUX
Tél : 05.56.33.37.97
www.csdl.asso.fr

Quelles aides spécifiques pour les femmes ?

Les CLEFEs (Comités Locaux pour l’Emploi des Femmes) ont pour objet de faciliter et de favoriser l’emploi des femmes. Ils aident au financement de créations d’entreprises montées exclusivement par des femmes. Les CLEFEs collectent une épargne volontaire destinée au financement de prêt au démarrage ou au développement d’entreprise portée par une femme. La créatrice d’entreprise bénéficie également d’un accompagnement, comprenant le parrainage des membres du CLEFE ainsi que de conseils techniques concernant toutes les étapes de sa création.

Le réseau des CLEFEs est animé par l’association RACINES (Réseau d’Accompagnement des Créations et Initiatives des femmes par une Nouvelle Epargne de Solidarité). Concernant les prêts, les créatrices s’engagent à rembourser à un taux d’intérêt variant de 5 à 8 % sur une durée de 2 à 5 ans. De même, pour répondre aux risques de défaillance des entreprises emprunteuses, l’association RACINES a mis en place un fonds de garantie intervenant à hauteur de 65 % du capital prêté.

Pour en savoir plus, contacter :

RACINES (Réseau d’Accompagnement des Créations et des Initiatives des femmes par une Nouvelle Epargne de Solidarité)
8, square de la Dordogne - 75017 PARIS
Tél : 01.53.79.07.61
www.racines-clefe.com

Les sociétés de capital-risque de proximité

Le capital-risque se définit comme un investissement temporaire et minoritaire en fonds propres, dans des entreprises en création. Les sociétés de capital-risque "traditionnelles" interviennent en général sur des montants supérieurs à 76 000 € . Mais il existe maintenant de plus en plus de petites sociétés de capital-risque, dites "de proximité" qui interviennent sur des mises de fonds plus petites (entre 7 600 € et 76 000 €). Ces sociétés privilégient des notions de proximité, géographique ou bien militante, sociale (création d’emplois dans le bassin local, projets à caractère sociaux, valeurs écologiques et culturelles…).

Les sociétés de capital-risque de proximité interviennent par une prise de participation minoritaire et temporaire (5 à 7 ans), dans des sociétés non cotées en bourse, pour des montants inférieurs à 76 000 € (le plus souvent compris entre 15 000 € et 45 000 €). Elles peuvent aussi aider sous la forme d’avance en compte courant d’associé ou d’actionnaire, sous la forme de souscription d’obligations ou bien encore par l’octroi de prêts participatifs.

Ces structures s’adressent à des entreprises ayant un besoin de financement minimum de 7 600 € et constituées sous la forme de sociétés de capitaux.

Le choix des projets financés est motivé par des critères différents selon chaque structure. Certaines sociétés de capital-risque de proximité privilégient les projets créateurs d’emplois, d’autres se concentrent sur une dimension régionale, d’autres encore visent des secteurs spécifiques comme l’environnement, la culture,... Comme dans les autres structures d’aide au financement, la couverture du risque peut être en partie assurée par un fonds de garantie comme la Sofaris ou bien le fonds France Active.

Pour en savoir plus, contacter :

UNICER (Union Nationale des Investisseurs en Capital pour les Entreprises Régionales)
Immeuble Mercure, 445 boulevard Gambetta, 59976 TOURCOING cedex
Tél : 03.20.24.97.87
http://www.unicer.asso.fr  

COACHINVEST
49, rue de Lourmel, 75015 Paris
Tél. : 01.56.77.01.20
www.coachinvest.com  

ILE-DE-FRANCE DEVELOPPEMENT
3, Parc Technologique des Erables, bâtiment 3, 66 route de Sartrou-ville, 78232 LE PECQ cedex
Tél : 01.30.15.64.00
http://www.idfd.fr  


Voilà pour un premier tour d’horizon concernant les aides au financement des micro-projets. Mais vous pouvez aussi vous renseigner sur d’autres dispositifs existant en allant notamment sur le site http://observatoire.ism.asso.fr/  qui est une vraie mine d’or en matière d’aides au financement !


(Juillet 2007)
Source : Valérie WEILL, consultante en création d'entreprise et dirigeante de CREATEUO
Contact : www.accompagnement-createurs-entreprise.fr  
Blog : http://strateuo.typepad.fr


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