Création d’entreprise : les clés du succès


  • Imprimer cet article
  • envoyer à un ami
  • Flux RSS

Quels sont les facteurs qui expliquent qu'une entreprise réussit ou échoue dans les cinq ans suivants sa création ? Un étude de l'Insee montre que des éléments comme le choix du secteur d’activité, l’investissement initial, l’expérience professionnelle ou encore les diplômes du créateur ont leur rôle.  


Une entreprise sur deux est toujours en activité cinq ans après sa création. C’est ce que révèle une étude de l’Insee publiée en janvier dernier. Menée auprès de 215.000 entreprises créées en 2002, l’étude montre que 52 % d’entre elles existaient toujours en 2007. Avec un zoom sur les éléments qui peuvent faire la différence.

Les entreprises du commerce sont moins pérennes

En 2002, une entreprise sur quatre était issue du commerce. Mais, quelles que soient les caractéristiques des projets, les entreprises de ce secteur sont les moins pérennes : seuls 46 % des commerces étaient toujours en activité en 2007. À l’inverse, cinq ans après leur création, 62 % des entreprises de transport étaient toujours actives. Les services aux entreprises se prêtent également bien à la création d’entreprises : en 2002, plus d’une entreprise sur cinq s’était créée dans ce secteur et 49 % d’entre elles étaient toujours en activité cinq ans après.

Investissement initial et choix de la forme juridique, facteurs de réussite

Plus le créateur investit initialement (installation dans les locaux, achat de matériel, constitution de stocks…), plus l’entreprise est pérenne. Ainsi, les entreprises créées avec au moins 80.000 euros d’investissement sont 1,7 fois plus souvent actives en 2007 que celles créées avec moins de 2000 euros. Dans la réalité, 21 % des entreprises démarrent avec moins de 2000 euros, et seulement 14 % avec au moins 40.000 euros.
Le choix de la forme juridique apparaît aussi comme un facteur déterminant dans l’avenir de l’entreprise. Les sociétés se maintiennent plus longtemps que les entreprises individuelles : 59 % des sociétés sont toujours actives cinq ans après leur création contre 47 % des entreprises individuelles. Les sociétés ont 2,6 fois plus de chances de franchir le cap de la première année.

Les principaux atouts du créateur

Selon l’étude de l’Insee, l’expérience professionnelle et le diplôme sont les critères les plus déterminants. Plus de huit entrepreneurs sur dix avaient une expérience professionnelle avant la création de leur entreprise. Le plus souvent, cette expérience a permis d’acquérir des compétences dans une activité identique à celle de l’entreprise créée. Plus la période d’acquisition de ces compétences a été longue, plus les chances de pérennité de l’entreprise sont importantes. Ainsi, en 2007, 60 % des entreprises sont toujours actives lorsque le créateur a exercé pendant au moins dix ans un métier proche de l’activité de l’entreprise, contre 51 % de celles dont le métier du créateur était différent et 48 % quand il était sans expérience professionnelle.
En outre, plus le diplôme du créateur est élevé, plus ses chances de réussite sont importantes. Ainsi, parmi les entrepreneurs diplômés de l’enseignement supérieur (32 % des créateurs), près de six sur dix franchissent le cap des cinq ans.

L'âge et le sexe en question

Parmi les créateurs, 20 % ont moins de 30 ans. Ces jeunes entrepreneurs ont moins d’expérience professionnelle que les autres et les entreprises qu’ils créent sont, en moyenne, les moins pérennes : 46 % sont toujours actives en 2007, contre 54 % de celles créées par les personnes âgées de 30 à moins de 50 ans. Les femmes ne représentent que 27 % des créateurs, et leurs entreprises apparaissent, en moyenne, moins pérennes : en 2007, 49 % des entreprises créées par les femmes sont toujours actives, contre 53 % de celles créées par les hommes.
Les moyens financiers investis, l’expérience professionnelle, le diplôme… n’expliquent pas entièrement ces moins bons résultats. Des éléments extérieurs à l’entreprise, comme par exemple la compatibilité entre vie familiale et vie professionnelle peuvent jouer un rôle dans cette différence.

Développer rapidement le chiffre d’affaires et l’emploi

Trois ans après la création, plus le chiffre d’affaires de l’entreprise est élevé, plus les chances de pérennité à cinq ans sont grandes. En effet, les entreprises dont le chiffre d’affaires était supérieur à 300.000 euros en 2005 sont 3,2 fois plus souvent actives en 2007 que celles dont le chiffre d’affaires était inférieur à 15.000 euros.
Au-delà du montant, c’est l’évolution du chiffre d’affaires au cours des trois premières années qui influe sur la poursuite des activités. L’entreprise doit se développer rapidement. Ainsi, celles dont le chiffre d’affaires a augmenté entre 2002 et 2005 ont 1,2 fois plus de chances d’être actives en 2007 que celles dont le chiffre d’affaires est resté stable ou a diminué.
Le développement de l’entreprise en termes d’emploi est également déterminant. L’embauche dès les trois premières années d’activité reflète la bonne santé de l’entreprise et, de la part du créateur, une certaine confiance en l’avenir. Ainsi, les entreprises dont le nombre de salariés a augmenté au cours des trois premières années franchissent plus souvent le cap des cinq ans que les autres.

Source : "Nouvelles entreprises, cinq ans après : plus d’une sur deux est toujours active en 2007" – INSEE Première - n° 1274

Nathalie Lepetz
Rédaction de NetPME

(Mars 2010)


© NetPME 2001 - 2009 | Accueil | Qui sommes nous ? | Contact | Publicité | Partenaires | Informations légales | Confidentialité |

Haut de page

DU MÊME EDITEUR :    Actualités des entreprises  -  Outils pour cadres dirigeants  -  Modèles de contrats  -  Matériels professionnels d’occasion

Sites partenaires : Modèle de contrat | Modèle de lettre | Convention collective | Bilan entreprise | Cession entreprise
Référencement Google | Agence web interactive Paris | Emploi avec Regionsjob