Energie Entreprise
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Actualités
REGLEMENTATION
Le tarif de retour : un vrai serpent de mer qui se complexifie !
Si l’arrêté fixant le niveau du tarif de retour (dit TaRTAM) a été publié le 3 janvier 2007, il reste à régler par décret les modalités de compensation et par arrêté le plafond de cette compensation pour les fournisseurs. Bercy devrait statuer dans les prochains jours. Mais le Conseil d’Etat vient de juger contraire au droit communautaire, le tarif de retour dans son ensemble. La sortie d’un nouveau décret risque donc de ne pas résoudre le problème !
Par ailleurs, les entreprises ayant demandé à bénéficier du tarif de retour manifestent leur inquiétude notamment par la voie du CLEEE (comité de liaison des entreprises ayant exercé leur éligibilité). Pour elles : « tant que les textes ne seront pas sortis, les fournisseurs d’énergie ne s’engageront pas sur le tarif de retour ». Certaines entreprises craignent même que leur demande d’application de tarif de retour ne les empêche de trouver un nouveau fournisseur et ne les fasse étiqueter comme « non désirables ».
(Les Echos PREMIUM Energie 11, 16 avril 2007)
ACTIFS DE PRODUCTION
La France joue l’intégration solaire et investit dans le polysilicium, matière première du photovoltaïque.
SILPRO (Silicium de Provence), la première usine de production de poly silicium, dédiée aux applications solaires, verra le jour début 2009 à Saint-Auban, dans les Alpes-de-Haute-Provence. La capacité de production atteindra, dans un premier temps, 3000 tonnes, soit l'équivalent de 300 MW, puis 5 à 10 000 tonnes après 2010.
Sur le même site, la société PPT (Photon Power Technologies) devrait implanter sa plate-forme d’ingénierie de centrales solaires (200 personnes d’ici 5 ans). Un démonstrateur de 5MW est envisagé à Sainte Tulle.
(Les Echos 18 avril 2007)
En France, le premier parc éolien marin se concrétise.
Enertrag va développer un parc éolien de 105MW sur la côte d’Albâtre en Seine-Maritime. Il sera constitué par 21 moulins marins de 5MW chacun disposés à 800 mètres les uns des autres dans la zone des 12 milles marins. C’est une première en France, la production devrait normalement commencer en 2008.
Le parc est disposé de façon à permettre une extension ultérieure.
(Enertrag 18 avril 2007)
TENDANCES
La France boucle son bilan énergétique 2006.
On retient que la consommation d’énergie finale croît légèrement dans son ensemble (+0,6%) avec des contrastes suivant le type d’énergies. La consommation de pétrole a tendance à stagner (- 0,1%) ainsi que celle du gaz (-0,3%). Par contre, des augmentations sont notables pour le charbon (+4,1%) grâce à la bonne santé de la sidérurgie, pour les énergies renouvelables thermiques (+3,6%) et pour l’électricité (+1,5%).
(Journal de l’environnement 16 avril 2007)
Comment s’éclairer et consommer moins d’électricité ?
Actuellement, la consommation annuelle pour tous les usages de l’éclairage est de 40 TWh sur les 400 TWh de consommation annuelle d’électricité en France soit 10 % (24,5 TWh dans le tertiaire, industrie, commerce et enseignement, 10 TWh dans le domestique, et 5,5 TWh en éclairage public). Mais on peut descendre en dessous des 10 % en favorisant l’utilisation :
- dans les bureaux : de tubes fluorescents de la dernière génération permettant d’économiser 20 à 70 % d’électricité,
- dans les commerces et grandes surfaces : de lampes « iodures métalliques à brûleur céramique »,
- pour les collectivités locales : de luminaires d’éclairage public pour lampes « sodium haute pression » ou « iodures métalliques à brûleur céramique»,
- pour les particuliers : de lampes basses consommations.
Cette nouvelle génération de lampes a une meilleure efficacité lumineuse, une plus grande durée de vie et se révèle plus économe en énergie.
(www.domotique-news.com)
Le bois : une vraie ressource pour la région Centre.
Orléans a accueilli en avril, le salon Bois-Energie 2007 qui a réuni 175 exposants en provenance de 10 pays européens. Toute la filière bois était présente de l’exploitant forestier à l’installateur de chaudière en passant par le transformateur et le transporteur. Chaque année, dans la région Centre, le bois est de plus en plus consommé pour le chauffage (15 % du chauffage régional) et la demande de bois pour la construction progresse de 10 % par an. Le salon s’est positionné comme une vitrine nationale où les différents acteurs de la filière ont démontré que le bois pouvait être coupé, transformé et recyclé pour les chaudières tout en respectant la forêt. Actuellement le « bois énergie représente 30 % de la forêt régionale, car on ne coupe pas n’importe quoi » et « on reboise en Sologne ».
(La Nouvelle République du Centre Ouest 20 avril 2007)
A quand une « publicité durable » ?
Le secteur publicitaire s’avère être en retard en matière de responsabilité sociale et environnementale. Sur le site « lalliance.fr » des ONG et associations de défense de l’environnement accusent de « grenwashing » : désinformation verte une trentaine d’annonceurs. Il leur est reproché de donner un vernis écologique à des entreprises ou produits qui ne le sont pas. L’action d’Alliance s’inscrit en parallèle à d’autres initiatives. Le bureau de vérification de la publicité (bVp) a décidé d’améliorer le code déontologique sur le développement durable dans les publicités. L’Ademe, l’association des agences-conseils en communication (AACC), l’Union des annonceurs (UDA) ont décidé de mener elles aussi une réflexion sur le sujet. Par ailleurs des postes de responsable du développement durable voient le jour dans certaines agences de publicité. Pour un de ces responsables les agences « doivent devenir des médiateurs » capables d’interpeller leurs propres clients sur les questions environnementales, avant que le consommateur ne s’en charge ». Il semblerait que la solution ne soit pas d’interdire un produit, mais de changer ses modes de consommation et en ce sens la publicité peut pousser à consommer différemment. On notera qu’une grande agence de publicité a décidé de mettre en place une « écoconceptualisation » pour aider les annonceurs à intégrer la dimension écologique à leurs moyens de communication. Peut-être pourra t-on ainsi déboucher sur une « publicité durable » !
(Stratégies 29 mars 2007)
Les énergies renouvelables en proie à la bulle spéculative.
Les énergies renouvelables bénéficient actuellement d’un engouement boursier qui fait craindre l’apparition d’une bulle spéculative. Par exemple, la société Repower, fabricant d’éoliennes est valorisée 100 fois son résultat d'exploitation 2006. Le duel entre Areva et Suzlon pour son acquisition n’explique qu’en partie cet enthousiasme. L'espagnol Gamesa a vu son titre bondir de plus de 90 % depuis le début de l'année et l'allemand Nordex de 82 %. Théolia, l’opérateur de parcs éoliens, a gagné plus de 145 % depuis le 1er janvier pour atteindre une valorisation de 560M€.
D’une part, les producteurs d’EnR contre-attaquent en affirmant que le secteur bénéficie de soutiens étatiques de longue durée. D’autre part, ils réalisent une production concrète et marchande en forte progression chaque année. Leurs coûts se réduisent régulièrement tandis que le prix des énergies fossiles augmente. Une comparaison avec la bulle Internet à la fin des années 1990 leur semble donc déplacée.
(Le Figaro 10 avril 2007)

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