Oséo dresse le portrait des jeunes entreprises innovantes
Oséo vient de publier une étude sur les entreprises innovantes en phase de démarrage. Il en ressort un portrait riche et détaillé de ces structures et de leurs créateurs.
Mieux vaut créer une entreprise innovante qu’une entreprise classique : c’est le premier constat qui ressort de la dernière étude publiée par Oséo. Ainsi, 85 % des entreprises innovantes sont pérennes à 5 ans, contre 50 % pour les autres.
Mieux connaître les entreprises innovantes durant la phase essentielle de démarrage pour mieux apporter sa pierre aux réflexions sur l’amélioration des politiques publiques d’accompagnement et de financement : telle a été l’ambition d’Oséo en réalisant, en partenariat avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, cette étude.
Par son ampleur, elle constitue une première en France. 5500 entreprises créées entre 1998 et 2007 ont ainsi été scrutées. Le choix de cette période s'avère stratégique car elle correspond à la mise en place de dispositifs publics d’appui à l’innovation (concours national, incubateurs, pôles de compétitivité, statut de Jeune entreprise innovante…).
De nouvelles entités
Sur les dix années étudiées, seulement 1 entreprise innovante sur 10 est le fait d’une reprise d’activité ou d’un rachat d’entité économique existante. Par ailleurs, près de 1 sur 5 provient d’un essaimage de structure privée ou publique.
Les porteurs de projet, qui sont très majoritairement des hommes (8 % seulement des porteurs de projet principaux sont des femmes, contre 30 % en moyenne) privilégient avant tout le Sud, l’Ouest, l’extrême Nord et l’Ile-de-France pour y installer leur entreprise.
Ces entreprises choisissent à près de 60 % le statut de société par action simplifiée (SAS et SASU, la SAS à associé unique) ou des sociétés anonymes (SA) tandis que 4 sur 10 sont créées en tant que société à responsabilité limitée (SARL et EURL). Le choix initial de la forme juridique évolue ensuite peu dans le temps.
Selon l’étude, la prédilection pour la SARL et la SAS « s’explique par leur caractère moins contraignant, particulièrement adapté à la jeune entreprise innovante, dont l’évolution structurelle, dès les premières années, nécessite une adaptabilité plus forte que pour une création classique ».
Le choix de la forme juridique initiale varie également en fonction de plusieurs autres critères : taille de l’équipe fondatrice ou genre du porteur de projet. Ainsi, les femmes ont une prédilection plus grande pour les sociétés de type SARL-EURL (53 % contre 39 % pour les créateurs), tandis que les hommes optent plus souvent pour la SAS-SASU ou la SA. « Cette préférence pourrait être liée à la différence d’actionnariat de démarrage qui existe entre création au féminin et création au masculin », note l’étude.
Les secteurs investis en priorité
Les Technologies de l’information et les sciences de la vie (biomédical, bio-industrie, agroalimentaire) sont majoritairement choisis, les entreprises visant par ailleurs en priorité le marché des professionnels.
Autre particularité : plus de la moitié visent d’emblée les marchés internationaux et plus de 30 % s’adressent même uniquement aux marchés étrangers, une stratégie contrastant fortement avec les entreprises traditionnelles dont le développement à l’international constitue souvent le point faible.
Des entreprises créatrices d’emplois
Les entreprises innovantes sont, par nature, créatrices d’emplois, ce qui devrait intéresser les politiques dans une période de forte croissance du chômage : 44 % de leurs dépenses sont ainsi consacrées aux frais de personnel. « Ce résultat traduit une propension forte à internaliser dès le démarrage tout ou partie de la RDI, jugée a posteriori comme le premier levier de croissance. Ce choix organisationnel sera maintenu dans le temps. Il explique les problématiques de recrutement et de fidélisation de personnel compétent auxquelles est confrontée une grande partie des porteurs de projet, tant au démarrage qu’au cours du développement de la jeune entreprise innovante. »
La question du financement
Les entreprises innovantes disposent d’un capital de démarrage de 92.000 euros en moyenne, détenu au départ majoritairement par les fondateurs. C’est beaucoup plus que dans les entreprises traditionnelles, la médiane s’établissant à 8000 euros, selon l’Insee.
Il est à noter que, durant les deux premières années de sa vie, l’entreprise innovante tire principalement ses ressources des fonds propres et aides publiques.
Les difficultés de la première année
Principale difficulté pour la moitié des porteurs de projet durant la première année ? Détecter ou motiver les clients potentiels, « la condition pour assurer un retour sur investissement rapide », note Oséo dans son étude. La banque publique des PME souligne en outre qu’ « être capable de démontrer qu’il existe une clientèle réelle pour le produit ou procédé nouveau est également un facteur non négligeable d’attractivité des investisseurs, notamment en fonds propres. »
Par ailleurs, comme pour toute nouvelle entreprise, la question du financement s’avère cruciale. Avec une particularité toutefois : il s’agit de pouvoir financer le lancement industriel et commercial de l’innovation.
Enfin, en troisième position des difficultés mentionnées, apparaît la problématique du recrutement d'un personnel compétent. « Elle peut compromettre les perspectives de décollage de l’activité de l’entreprise, en provoquant du retard dans les travaux de mise au point de l’innovation », rappelle l’étude et touche 32 % des porteurs de projet innovant.
Source : Oséo
Rédaction de NetPME
redaction@netpme.fr
En application du code de la propriété intellectuelle, toute reproduction totale ou partielle est strictement interdite sans autorisation écrite de NetPME.
|
Jeunes entreprises innovantes : précision sur l'un des critères d'obtention du statut |
Une analyse des freins au développement des jeunes entreprises |
Sur le même thème
Retour à l'info pratiqueForum > De l'idée au projet
- 24/05/2012 Impot sur le revenu 2011 Gérant majoritaire...
- 23/05/2012 Cherche fournisseur de tshirt vierge
- 24/05/2012 Déclaration commune des revenus 2011
- 18/05/2012 Comptabilité frais banque
- 24/05/2012 Contrôle inspection du travail





Consultez la sélection des fournisseurs référencés sur NetPME. Faites des économies, renforcez la productivité de votre entreprise.
Blog NetPME
Préparer l'entreprise à ses enjeux stratégiques
Les doctorants tentés par la création d'entreprise




Fiches conseils Gérer le personnel
Créez votre site web tout simplement
Modèles gratuits de lettres pour TPE PME
Optimiser la gestion de votre flotte !
Hiscox - Assurez votre entreprise
Votre logiciel de facturation en ligne
Affichage obligatoire et légal


Vous avez peu de temps à consacrer à la recherche de fournisseurs ?