Reporting Février 2007

Sur le mois de février, les marchés d’actions ont fait preuve d’une extrême volatilité. Alors que l’économie américaine avait surpris par sa vigueur en fin d’année 2006 ainsi qu’au mois de janvier, une avalanche de statistiques préoccupantes (et notamment les révisions fortes à la baisse de la croissance du PIB et de la productivité au dernier trimestre 2006 dans un contexte de hausse des coûts salariaux horaires et unitaires), a relancé les craintes d’un atterrissage brutal.

L’évocation par l’ancien président de la réserve fédérale Alan Greenspan de la possibilité d’une récession aux Etats-Unis avant la fin de l’année contredisant l’actuel président Bernanke, couplé à des rapports alarmants sur la situation du crédit immobilier (stocks conséquents de prêts exotiques octroyés par les banques à des ménages possiblement insolvables) ainsi qu’à l’annonce de nouvelles mesures règlementaires visant à contenir une éventuelle surchauffe en Chine a provoqué des mouvements de prises de profit massifs notamment sur les classes d’actifs traditionnellement considérées par les investisseurs comme les plus à risque : les valeurs émergentes et japonaises considérées (probablement à tort aujourd’hui) comme cycliques, l’Europe (en raison de la fragilité de la reprise).

Face à la violence de ce mouvement de correction (-9% pour la bourse de Shanghai, -3% pour le Dow Jones en une séance), et à l’incertitude émanant de ces nouveaux éléments, nous avons opté pour une approche patrimoniale et réduit immédiatement notre exposition au marché d’actions en conservant en sicav monétaires les nouvelles souscriptions reçues.

Nous demeurons convaincus de l’intérêt de la classe d’actifs actions à moyen terme et restons particulièrement attentifs aux opportunités de réinvestissements sur les prochains jours voire semaines, néanmoins nous demeurons vigilants concernant l’inflation outre-atlantique qui pourrait provoquer, en cas de dérapage, de nouvelles tensions des taux longs avec des conséquences négatives pour le marché immobilier et les créances douteuses notamment à taux variable présentes dans le système. Un tel phénomène pourrait constituer le point de départ d’un nouveau mouvement de correction à court terme susceptible d’offrir des points d’entrée intéressants sur les marchés.


Laetitia Perron, CFA, CAIA
Responsable des Gestions
Fininfor & Associés

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