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Les start-up mettent le cap sur l’international dès leur création

Le baromètre 2019 Banque Populaire-Pramex met l’accent sur les start-up qui misent sur l’international pour se développer. Zoom sur leur stratégie.

Les start-up mettent le cap sur l’international dès leur création
Les start-up « born global » sont essentiellement issues du secteur de la tech. © Adobe Stock

La tech tire l’internationalisation des start-up. En termes de destination, elles privilégient les pays proches culturellement et géographiquement et les marchés dynamiques pour se développer. « Pour aller chercher la croissance, les entreprises ne peuvent plus se contenter du marché domestique français, relève Quoc Hoang-Co, directeur des ingénieries de l’entreprise à la direction du développement des Banques Populaires. Celles qui se lancent à l’international ont un potentiel de développement beaucoup plus fort. »

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Internationalisation des start-up : l’immatériel plus facilement exportable

Ainsi, 84% des start-up ont une activité commerciale à l’étranger[*], selon l’étude Global Natives. Ces start-up « born global »[*]– qui, dès leur création, visent à s’internationaliser car leur secteur d’activité le permet–, concerneraient essentiellement le secteur de la tech. « Ce ne sont pas des entreprises industrielles qui nécessitent des infrastructures lourdes mais des start-up qui proposent des services immatériels de type logiciels et qui s’exportent donc plus facilement, note Bertrand Magnin, directeur du développement marchés spécialisés Banque Populaire. Si la taille de l’entreprise n’est pas discriminante pour exporter, l’entreprise doit être bien installée sur son marché et avoir des résultats financiers solides pour s’implanter physiquement dans un pays ».

Internationalisation des start-up : cap sur l’Europe et les États-Unis

En termes de destination, en 2018, les start-up françaises ont choisi en priorité les pays « matures » avec des marchés dynamiques et à fort potentiel, au détriment des pays émergents. « Elles ciblent plusieurs marchés d’implantation en privilégiant des marchés de niche pour croître rapidement », souligne Bertrand Magnin. La proximité géographique et culturelle s’avère également être un facteur déterminant. L’Europe est ainsi en pole position : 36% des projets des start-up y sont réalisés, avec en tête le Royaume-Uni (12%), l’Allemagne (10%), l’Espagne (9%) et l’Italie (5%).

C’est ce qui ressort du baromètre 2019 Banque Populaire-Pramex[**]. « On observe néanmoins un certain attentisme au Royaume-Uni sur la 2e partie de l’année 2018 dû à l’effet Brexit. » Mais dans certains secteurs, comme les biotechs ou les medtechs, les start-up n’hésitent pas à franchir l’Atlantique. Les États-Unis concentrent ainsi 23% des projets.

Un engouement que Bertrand Magnin explique par « une taille du marché domestique significative, un marché mature sur les activités liées à la tech et un pays qui fait toujours autant rêver ». Malgré ces atouts, l’Amérique n’est pas accessible facilement et requière donc d’autant plus de préparation et d’anticipation en amont.

Charlotte de Saintignon

[*] Étude Global Natives 2019 publiée par Stripe le 14 janvier 2019.

[**] 3e édition du baromètre 2019 Banque Populaire-Pramex (filiale de BPCE), qui a étudié 815 projets d’implantation à l’étranger émanant de start-up, PME et ETI entre février 2018 et janvier 2019.

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