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« Revitalisation et animation des commerces » : que la fête commence

Bruno Lemaire et Agnès Pannier-Runacher ont signé, mercredi dernier, les premières conventions de l’appel à projets « Revitalisation et animation des commerces ». Objectif : inciter et faciliter le retour de la clientèle chez les commerçants pénalisés par le mouvement des gilets jaunes.

« Revitalisation et animation des commerces » : que la fête commence
Au programme : des tickets de stationnement gratuits ou à tarif réduit, des animations festives, musicales, familiales, ludiques, etc. © Adobe Stock

Une importante étape de franchie pour l’opération nationale « Revitalisation et animation des commerces » annoncée par le gouvernement au lendemain de la crise des gilets jaunes. La signature des conventions liant l’État et les collectivités bénéficiaires, ce 31 juillet 2019, débloque le versement des aides attribuées par l’État.

Les commerçants et artisans, encore marqués par les week-ends de mobilisations des gilets jaunes et qui œuvrent dans les 35 collectivités[*] triées sur le volet, bénéficient d’une action d’animation, d’attractivité et de communication commerciale menée par les acteurs économiques locaux (chambres consulaires, unions locales de commerçants, etc.) pour compenser les pertes subies. Au programme : des tickets de stationnement gratuits ou à tarif réduit, des animations festives, musicales, familiales, ludiques, etc.

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Une enveloppe de 5,7 M€ pour les commerçants impactés

Initialement dotée de 3 M€, l’opération nationale se voit finalement gratifier d’une aide financière étatique de 5,7 M€. L’État cofinance avec le soutien des collectivités territoriales (communes, EPCI, régions) les 35 projets retenus.

Selon le règlement de l’opération, l’État apporte une aide financière comprise entre 80 000 et 240 000 € pour les projets coûtant entre 100 000 et 300 000 € et jusqu’à 300 000 € pour les projets les plus gourmands (Rouen, Toulouse ou Bordeaux par exemple).

Ces dépenses sont « directement et exclusivement [liées] à des actions d’animation, d’attractivité et de communication commerciales dédiées aux zones commerciales de centre-ville ».

Toujours selon le même règlement, elles ne concernent en principe que les « commerces de centre-ville [qui] ont subi des dégradations matérielles et/ou une perte significative de chiffre d’affaires cumulé depuis le 17 novembre 2018, directement liées au mouvement des gilets jaunes et ayant entraîné une baisse significative de fréquentation commerciale ».

« Revitalisation et animation des commerces » : un versement en deux temps

Après signature de la convention entre les partenaires de l’opération, la moitié de la subvention prévue est versée par l’État. Ensuite, l’autre moitié restante est versée en une seule fois, après contrôle du service fait, dans un délai d’un an à compter de la décision d’attribution de l’aide.

Ce dernier versement est conditionné par la présentation d’un compte-rendu technique de réalisation des actions et un bilan financier (tableau récapitulatif des dépenses effectuées et les factures correspondantes). Un paiement en différé qui n’a pas empêché certaines collectivités de se lancer dès juin dans leurs projets. L’été risque d’être chargé. De quoi passer de belles festivités à travailler…

Matthieu Barry

[*] Avignon, Besançon, Béthune, Bordeaux, Bourg-en-Bresse, Brest, Calais, Charleville-Mézières, Chaumont, Dijon, Dole, Epinal, LePort, Le Tampon, Lille, Lyon, Mâcon, Marseille, Montpellier, Nantes, Nevers, Paris, Ploërmel, Quimper, Rennes, Rouen, Saint-André, Saint-Avold, Saint-Denis, Saint-Etienne, Saint-Louis, Saint-Paul, Saint-Pierre, Toulon et Toulouse.

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