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Informatique et protection des données

Protéger ses données, cela signifie se prémunir contre le vol, et, en conséquence se doter de mesures de sécurité adéquates. On ne compte plus en effet les cyberattaques dont sont victimes les entreprises. Elles sont pourtant nombreuses à se doter d’anti-virus ou de pare-feux. C’est en quelque sorte l’escalade dans la mise en place de mesures de sécurité toujours défiées par les apprentis sorciers de l’informatique ou les hackers expérimentés.
Aucune entreprise n’est épargnée par ces attaques, y compris les plus grandes et les plus armées. Si les systèmes les plus sécurisés, bénéficiant du développement des ingénieurs les plus chevronnés, ont déjà fait l’objet de piratages spectaculaires, il est facile d’imaginer la vulnérabilité d’une TPE- PME.
Plutôt qu’un aveu d’impuissance et l’espoir d’être préservé d’un tel coup du sort, vous aurez tout intérêt à vous équiper des outils de sécurité pour dissuader les cybercriminels. Des mesures anti vol d’autant plus efficaces qu’elles sont de nature à rassurer les clients. Il est donc indispensable de communiquer auprès d’eux lorsqu’elles sont mises en place.

La DGCCRF protège les entreprises de la fraude et des procédés déloyaux

Cette protection agit en effet, tant au niveau indirect des marchés, par les contrôles et les inspections de leurs concurrentes, qu’au niveau direct de la prévention des dommages qu’elles pourraient subir.
Depuis plusieurs années, il n’est en effet pas rare de découvrir, dans les nombreux documents que les entreprises reçoivent par courrier, une demande de renseignements ou de vérification de coordonnées dans laquelle se cache en fait un contrat d’insertion dans un annuaire professionnel dont « la diffusion (ou l’utilité) n’est pas toujours démontrée ou peut se révéler confidentielle » (Source : DGCCRF). La surprise est alors totale lorsque, ayant rempli ce qui a l’apparence d’un simple formulaire, la société reçoit quelque temps après, une facture réclamant le montant de la somme qui figurait en petit caractère et en bas du premier document reçu ; et que la société émettrice de cette facture, par la suite, va même jusqu’à recourir à une société de recouvrement de créances pour « harceler les professionnels » afin qu’ils effectuent les versements demandés. Les sommes exigées lors de ce type d’opération ne sont pas particulièrement négligeables puisque la DGCCRF estime que « les montants des prestations facturées sur la base de ces contrats [qui peuvent être renouvelables automatiquement sur plusieurs années] peuvent atteindre environ 1000 € par an » (source : DGCCRF).

Face aux constats de la grande diffusion de ce genre de procédés déloyaux et de son extension au domaine de l’enregistrement des marques, la DGCCRF veut attirer l’attention des entreprises et notamment des plus petites, en leur proposant des moyens pour lutter contre ces pratiques.

A cet effet, la DGCCRF se fait conseil, voire même avocat, puisqu’elle propose aux entreprises d’utiliser :
–  des moyens préventifs pour éviter d’être victime ;

–  des moyens juridiques pour ne pas avoir à acquitter les sommes prétendument dues.

Éviterd’être victime

A priori évident, la DGCCRF rappelle tout d’abord qu’il s’agit de toujours lire très attentivement tous les documents. Toutefois, elle souligne la nécessité d’avoir une méfiance particulière pour les « adresses d’entreprises situées à l’étranger, des boîtes postales et des enveloppes préimprimées pour la réponse ». En dernier ressort, si malencontreusement une réponse a été envoyée, elle conseille de saisir la DDCCRF sur la base de la publicité mensongère (si l’entreprise émettrice est située en France) ou dans le cadre de la coopération administrative internationale (si l’entreprise émettrice est située à l’étranger) et d’en avertir l’organisation professionnelle compétente

Voir toutes les informations pratiques sur le site http://www.economie.gouv.fr/dgccrf et consulter le dossier « Se méfier des propositions d’insertion dans un annuaire professionnel » 

De quelles armes juridiques dispose-t-on pour lutter contre ces mauvaises pratiques ?

Il est possible de saisir la DDCCRF et recourir à la notion de vice de consentement lors de la formation du contrat ou à celle de publicité mensongère devant les juridictions.

Au final, il nous semble que ces avertissements et cette aide de la DGCCRF correspondent exactement à l’objectif de cette autorité qui est de veiller au respect de l’ordre concurrentiel et qu’ils devraient donc bénéficier d’une meilleure médiatisation.

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