Les clignotants d'alerte
Cette analyse a pour but d'emmener les TPE et PME/PMI vers la pérennisation via l'innovation et la prévention.
INNOVATION en matière de nouveaux produits, services, concepts (Dans une entreprise, c'est le marché qui dirige)
PRÉVENTION : Prévenir mieux que guérir.
- Installation d'outils préventifs permettant d'identifier et d'éradiquer toute forme de dysfonctionnement. J'appelle ces outils des « clignotants d'alerte ». C'est à vous de les mettre en place dans votre entreprise. Au moindre écart, vous pourrez réagir sans tarder et « corriger le tir ». Par exemple : Baisse de la production, baisse du chiffre d'affaires, retard dans les livraisons, retard de paiement des clients,... En installant ces outils préventifs, vous mettez votre entreprise à l'abri d'un dysfonctionnement.
- Objectif visé : Eviter les difficultés par la prévention.
PÉRENNISATION : L'identification des dysfonctionnements et l'installation de « clignotants d'alerte » préparent toujours la pérennisation de l'entreprise.
ANALYSE CULTURELLE POUSSEE
Pour les entreprises les plus atteintes, la maîtrise du côté technique ne pose aucun souci ; les dirigeants, l'encadrement, les salariés possèdent leurs techniques, maîtrisent leur métier.
Les difficultés viennent du coeur culturel de l'entreprise, de l'interaction entre individus, et aussi de l'exemple donné par les dirigeants,... L'exercice est autrement plus délicat et l'enjeu plus important.
Dans ce cas, l'échec est peut-être en ligne de mire ...
LA CESSATION D'ACTIVITE (Réflexion personnelle)
Je le répète à nouveau, il est des cas où l'entreprise doit s'éteindre le plus proprement possible avec le moins de conséquences pour l'environnement.
Souvent, on veut trop bien faire et nous laissons vivre des entreprises au-delà du raisonnable, faussant ainsi le jeu de la concurrence ou accumulasnt les passifs sans espoir. Je ne nomme personne ...
QUE LE PRIX DU « TICKET DE SORTIE » SOIT LE MOINS CHER POSSIBLE !
CONCLUSIONS
« Il ne faut pas regarder ce qu'il vous en coûte de vous défendre, mais ce qu'il vous en coûtera de ne pas être défendu »
(Cicéron)
Cette citation s'applique dans toute sa cruauté. L'intervention de « conseil » auprès des entreprises doit se réaliser avec un savoir-faire de praticien expérimenté et non avec un savoir de théoricien.
Ce qu'il conviendrait de faire :
1. Niveau de prévention :
- Suivi post-création et accompagnement d'entreprises de création récente. Savoir que 60 % de ces entreprises déposent le bilan dans les 2 années qui suivent leur création. Nous réduirons ainsi les dépôts de bilan en France.
- Sitôt la création d'une entreprise, installer des « clignotants d'alerte ».
2. Niveau d'anticipation :
- Intervenir dans les entreprises déclarées en difficultés et non en état de cessation de paiement. D'où la responsabilité des experts-comptables, commissaires aux comptes, et tribunaux de commerce.
- Identification des dysfonctionnement et éradication.
Chaque année, des dizaines de milliers d'entreprises françaises déposent le bilan. 97 % d'entre elles sont liquidées. Ce sont plus de 200 000 emplois qui disparaissent.
IL EST INSUPPORTABLE À l'IDÉE QU'AUCUN SYSTÈME PRÉVENTIF N'EXISTE !
Les causes des défaillances sont identifiables. Elles sont la conséquence de dysfonctionnements non identifiés.
Autre conséquence :
En France, le métier de dirigeant est à la portée de tout le monde. Les conditions requises pour créer et diriger une entreprise se résument globalement en 3 points :
1. Le futur dirigeant doit disposer d'une somme d'argent représentant le financement du capital de la société qu'il envisage de fonder.
2. Il estime que ses compétences techniques, marketing, ou gestion/finance sont des atouts suffisants pour l'inciter à créer son entreprise.
3. Il cherche conseil auprès d'organismes institutionnels tels que les nombreuses associations existantes dans ce domaine, composées de fonctionnaires ou d'employés du secteur parapublique (et non concurrentiel !). Il s'adresse également à la CCI de son département. Les conseils qui lui sont prodigués sont de bonne foi certes, mais ils ne correspondent aucunement aux réalités qu'il devra affronter chaque jour. Ciceron disait « ... que chacun exerce dans l'art qu'il connaît » On ferait bien de s'en inspirer...
En France, la création entreprise est encouragée comme partout dans le monde. Malheureusement, le système mis en place par l'institutionnel n'informe pas le créateur des précautions qu'il doit prendre en vue de passer les caps délicats des deux premières années, ensuite des cinq premières années pour atteindre la possible plénitude à l'issue de 10 années d'un management précis, rigoureux, attentionné.
C'est une lacune française à laquelle il conviendrait de palier par une information, certes, mais par une formation administrée par des professionnels du terrain et par un accompagnement qui s'espacera progressivement.
Comment percevoir une défaillance ?
Une défaillance est davantage la conséquence malheureuse d'un apprentissage au délicat métier de dirigeant. En TPE et PME/PMI, c'est un métier solitaire où le dirigeant est isolé dès lors qu'il doit prendre une décision stratégique.
Durant cet apprentissage, l'entrepreneur accumule quelques décisions malencontreuses. A court terme, ces décisions n'émergeront qu'en surface et n'interpelleront pas le dirigeant.
A moyen terme, apparaîtra la face visible d'un iceberg qui cachera le volume immergé des dysfonctionnements qui entraîneront la défaillance définitive de l'entreprise. Au moindre écart du bateau « entreprise », le choc sera irrémédiable. Il coulera sachant qu'il a 97 % de chances de ne pas être renfloué.
IL FAUT QUE CELA CHANGE.
Jean-Pierre DUPAYS, Intervenant
L’entreprise, une aventure humaine passionnante

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