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Comment surmonter les 3 principaux motifs de défaillance des entreprises la première année ?

Quels sont les principaux dangers à éviter pour une jeune société qui souhaite souffler sa première bougie en toute sérénité ? Petit tour au Salon SME 2018 où la question a été abordée.

Comment surmonter les 3 principaux motifs de défaillance des entreprises la première année ?

« Vous avez créé votre entreprise, soit, mais où trouver de l’aide ? Comment ne pas foncer dans le mur ? » questionne Vincent Aubry. Selon ses chiffres, une entreprise sur dix ne fête pas son premier anniversaire, et une société sur deux n’atteint pas sa 5ème année. Toutes ne sont pas logées à la même enseigne : les commerçants connaissent beaucoup de difficultés avec un taux de pérennité en dessous de 50% après 5 ans. « L’apport, l’effectif salarié, l’expérience métier et le niveau d’études favorisent la pérennité de l’entreprise » explique Vincent Aubry. Les entrepreneurs sont en revanche confrontés à 3 principaux motifs de défaillances : la trésorerie, le choix de ses associés et la gestion administrative de l’entreprise.

La trésorerie, principal facteur de perdition

Le conseiller pointe la trésorerie comme principal facteur de perdition. La réalité contredit souvent le prévisionnel financier. Le créateur d’entreprise se retrouve vite cerné par les dettes. Parmi les aléas les plus fréquents, sont constatés les retards de paiement des clients et de livraisons des produits, ou encore les pertes de temps dans la facturation.

« Des solutions existent pour pallier ces contraintes de trésorerie qui peuvent être fatales », rassure le consultant. Son conseil : « Surveiller ses délais de paiement et mettre en place des autorisations de prélèvement. Si vous fonctionnez sans garanties, par des paiements par chèque ou par des virements émis par le client, vous vous exposez à des risques inutiles ».

Bien choisir ses associés

S’associer est l’une des solutions pour contrer la solitude de l’entrepreneur. Il ne s’agit pas, pour autant, de se lancer sans garanties ni prérequis : « Je suis totalement opposé à l’association à 50/50 », lance Vincent Aubry. Il poursuit : « Si les deux associés ne sont pas exactement sur la même longueur d’onde, la société est bloquée. En revanche,  à 50,1 % et 49,9 %, elle pourra évoluer ».

Si l’entrepreneur souhaite chercher du soutien ailleurs, il ne faut pas qu’il confonde la qualité d’un « partenaire » avec celle d’un « ami ». Saïd Bouaricha, gérant du commerce « À toute faim » nous prévient : « Votre banquier n’est pas votre ami. Malgré le succès de ma première société, le banquier m’a refusé le financement d’une seconde structure que je souhaitais créer. J’ai dû repartir de zéro ». Vincent Aubry rappelle qu’ « il ne faut pas oublier que le banquier protège surtout les intérêts de la banque ».

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Attention aux tâches administratives

Enfin, gare à la gestion administrative. Vous connaissez les principaux organismes : l’Urssaf, le RSI, etc. Seulement, en tant qu’entrepreneur, vous avez d’autres obligations et il est courant d’omettre un courrier ou de remettre à plus tard une facture envoyée par un organisme moins connu. Or, vous êtes un professionnel, vous avez le droit à l’erreur, oui, mais à une seule », tranche l’associé de Hefi Development.

Melissa Carles

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