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Assurer son activité

Tout chef d’entreprise doit souscrire des assurances professionnelles obligatoires. Si certaines sont communes à toutes les sociétés, d’autres sont spécifiques à certains secteurs d’activité. D’autres sont facultatives comme la garantie homme-clé ou l’assurance pour perte d’exploitation.

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Gérer ses risques et ses assurances

Bien gérer ses assurances, c’est aussi savoir identifier et traiter les risques

Pour gérer au mieux son portefeuille d’assurance, l’entrepreneur doit savoir identifier les risques, c’est-à-dire les événements qui sont susceptibles de désorganiser l’activité de l’entreprise, ou même de la mettre en péril. Il faut donc qu’il identifie tous les domaines qui peuvent être affectés – au sein de l’entreprise – par la survenance d’un événement aléatoire. Cela peut concerner des éléments matériels (bâtiments, machines…), mais aussi immatériels (données informatiques ou financières…) ; il convient aussi d’intégrer les relations extérieures de l’entreprise (sous-traitants, clients, fournisseurs, transporteurs, banques…). L’entrepreneur doit ensuite mesurer la probabilité de survenance de l’événement, qu’il soit économique, humain, naturel ou industriel, sa fréquence et son impact sur l’activité, les salariés, les dirigeants, etc. L’exercice est d’autant plus facile que l’origine de l’événement est interne à l’entreprise.

Il a, à sa disposition, différentes sources ; les documents comptables et financiers, commerciaux et administratifs, les schémas de production sont tous utiles. Des questionnaires peuvent être élaborés et adressés aux personnes de l’entreprise directement concernées. Un historique des sinistres est également très utile car il peut fournir des explications sur les causes de survenance des accidents et permet des retours d’expérience. Enfin, des entretiens permettent d’imaginer immédiatement des solutions à adopter en cas de « crise ».

Une fois toutes ces étapes franchies, l’entrepreneur aura établi, pour une période donnée, sa carte des risques et pourra déterminer la meilleure façon de les « traiter ». Il peut vouloir les réduire – les prévenir ou s’en protéger (ex : interdiction de fumer dans un local, installation de sprinkler dans un local, exercices et plans d’évacuation) – avant de les assurer… Une fois la décision d’assurer prise, il faut là encore que l’entrepreneur puisse à tout moment arbitrer entre les assurances et les faire évoluer.

Un dialogue assureur-assuré doit s’instaurer

Cet exercice conduit l’entreprise à pouvoir mieux négocier avec son assureur : négocier ses tarifs de prime comme les conditions de règlement de sinistre. Il permet aussi d’adapter au mieux la couverture d’assurance en suivant la valeur des bâtiments, stocks et machines déclarés, celle des franchises en fonction de la sinistralité, c’est-à-dire du total des sinistres supportés par l’entreprise sur une période déterminée. Il est important pour l’assuré (comme pour l’assureur) de connaître le coût des sinistres fréquents qu’il peut auto-financer et ceux d’intensité, moins fréquents, qu’il doit assurer.

Ces éléments d’information doivent être portés à la connaissance de l’assureur, qu’ils soient favorables ou non à l’assuré. En cas de risque aggravé, la sanction peut être lourde pour l’entreprise : cela peut aller jusqu’à la résiliation du contrat en cas de mauvaise foi et donc le refus d’indemniser les dommages subis…

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