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La majorité des cédants de PME ont moins de 55 ans

Contrairement aux idées reçues, l’âge n’est pas le principal déterminant de la vente d’une PME par son dirigeant, 54% des opérations de cession de PME intervenant avant 55 ans, selon l’étude publiée ce 13 décembre par BPCE L'Observatoire, portant sur les cessions de PME-ETI réalisées en 2011.

La majorité des cédants de PME ont moins de 55 ans

6 % environ des PME-ETI sont cédées chaque année selon l’étude publiée ce 13 décembre par BPCE L’Observatoire qui recense pour 2011 13 256 opérations de cession transmission de PME et ETI (+2,5 % par rapport à 2010).  L’analyse met aussi en évidence des évolutions d’une année à l’autre : une nette hausse des opérations pour les sociétés de 20 à 99 salariés mais un recul pour les ETI.

L’âge du capitaine

L’âge du dirigeant propriétaire de la PME n’est pas le critère principal de la cession puisque la fréquence des cessions varie moins avec l’âge qu’avec la taille de l’entreprise. Les cessions avant 55 ans demeurent majoritaires (54% des opérations). Néanmoins, un quart à un tiers des opérations est faite par des dirigeants de plus de 60 ans. Et quand ils attendent l’âge de la retraite pour céder leur société, les dirigeants de PME privilégient la transmission familiale, qui représente alors près d’un tiers des opérations de cession.

Transmission intrafamiliale

En 2011, 1 850 opérations de transmission intrafamiliales ont été dénombrées, en augmentation de 13 % par rapport à 2010, ce qui constitue la plus forte hausse parmi les types de cessions transmissions étudiés. Alors qu’elle est réputée peu répandue en France, BPCE L’Observatoire montre qu’elle joue en réalité un rôle décisif dans la transmission en fin d’activité professionnelle : au-delà des 60 ans du dirigeant, elle représente 24 % des opérations et 34 % si l’entreprise appartient majoritairement à une personne physique.

Elle joue également un rôle spécifique pour les PME de taille moyenne (20 à 249 salariés), principalement dans l’industrie : 35 % des opérations effectuées après 60 ans dans ce secteur sont des transmissions intrafamiliales. Le comportement des dirigeants de PME héritées met en évidence un modèle intergénérationnel d’entreprise qui constitue une aspiration forte des dirigeants français. Même si sa logique de pérennité et de développement du patrimoine économique le rend particulièrement précieux actuellement, ce modèle n’est pas majoritaire et apparaît contrarié dans le contexte sociologique français. « A ce double égard, la préservation de dispositifs fiscaux spécifiques en faveur de la transmission intrafamiliale est conforme à un objectif de développement de la compétitivité nationale », commente l’observatoire.

Régions gagnantes et perdantes

Le plus souvent, les régions à fort taux de cession, comme le Grand Ouest, Rhône-Alpes et l’Île-de-France, présentent un tissu dynamique d’entreprises moyennes. La relation entre cession-transmission et développement territorial est d’autant plus étroite que la préservation (ou la perte) des centres de décision au sein de la région se joue précisément lors de ces opérations. La région Île-de-France, voire la Basse-Normandie et les Pays de la Loire, parviennent à capter par croissance externe plus de sièges de PME qu’elles n’en perdent. Les régions Rhône-Alpes et Champagne-Ardenne conservent plus de 75 % des sièges des PME cédées au sein de la région. En revanche, les régions Picardie, Bourgogne, Centre et Poitou-Charentes en retiennent moins de 60 %.

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