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Assurance crédit : les entreprises méconnaissent les dispositifs de secours

Une enquête de la CGPME met à jour les difficultés rencontrées par les entreprises qui ont du mal à s'assurer contre ledéfaut de paiement ou la défaillance de leurs partenaires. Pourtant, des dispositifs existent, méconnus.

Plus de la moitié des entreprises sont concernées par la remise en cause des garanties accordées par les assureurs-crédits et une grande majorité ignorent les dispositifs leur permettant de garantir tout ou partie des créances interentreprises.

C’est le résultat d’une récente enquête* réalisée par la CGPME. L’organisation patronale souhaitait ainsi évaluer les difficultés rencontrées par les entreprises clientes des assureurs-crédits en cette période de crise économique : « En période de difficultés conjoncturelles, l’assurance-crédit apparaît pour beaucoup de chefs d’entreprise comme un moyen de sécuriser leur poste client. En effet, c’est lorsque les risques de défauts de paiement augmentent que les besoins de couverture des créances clients sont les plus prégnants. Or, en réaction à la dégradation de la conjoncture, les assureurs-crédit ont tendance à limiter leurs engagements en diminuant leurs volumes de garanties », constate l’enquête.

Le secteur le plus concerné par le désengagement des assureurs-crédit est celui de l’industrie, notamment automobile. En outre, 20 % des entreprises interrogées ont dû faire face à une résiliation de leurs garanties. Or, constate aussi l’étude, plus de 7 entreprises sur 10 ignorent les dispositifs mis en place par l’Etat. Le Complément d’assurance-crédit public (Cap) a ainsi été créé pour couvrir la part des risques que les assureurs crédits ne veulent plus assurer à travers une garantie complémentaire.

En outre, un décret du 13 mai vient de préciser les modalités d’un dispositif complémentaire : Cap +, instauré par la loi de finances rectificative pour 2009 du 20 avril. Il est destiné cette fois à couvrir les entreprises que l’assureur-crédit ne garantit plus du tout. Doté de 200 millions d’euros, le fonds permettra de couvrir une capacité maximale de 5 milliards d’euros de risques, jusqu’au 31 décembre 2009.
Le décret précise que « le fonds ne couvre un risque donné que pour autant que la probabilité de défaut à un an associée, telle qu’évaluée par l’assureur-crédit à la date de souscription de la garantie, se situe dans une fourchette de 2 à 6% ».

A lire aussi : L’assurance-crédit et L’Etat va créer un complément de garantie sur les créances des entreprises

Nelly Lambert
Rédaction de NetPME

* Enquête réalisée sur la période du 30 mars au 15 avril 2009 à partir de 910 réponses. Près de 50 % des entreprises qui ont répondu sont des micro-entreprises (-de 10 salariés) et 39 % emploient entre 11 et 50 salariés. Seules 2 % ont plus de 250 salariés.

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