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Revalorisation du SMIC de 2% à compter du 1er juillet 2007

Fidèle à ses engagements de campagne, Nicolas Sarkozy n’accordera pas de coup de pouce à l’augmentation du SMIC. Si les syndicats sont déçus, ils redoutent davantage la suppression des critères de valorisation automatique prévus par la loi du 2 janvier 1970 avec la nomination d’un comité des sages.

Le SMIC (Salaire minimum interprofessionnel de croissance) est le salaire horaire en dessous duquel il est interdit de rémunérer un salarié. Il est revalorisé chaque année par décret, à date d’effet du 1er juillet.

Le salaire minimum légal serait revalorisé de 2% au 1er juillet 2007 contre 3,05% en 2006 et atteindrait ainsi 8,44 euros brut de l’heure et 1.279 euros brut par mois. Cette revalorisation annuelle concerne plus de 2,5 millions de salariés, dont 17% appartiennent au secteur privé.

Cette revalorisation du SMIC doit être rendue publique officiellement par le gouvernement devant la Commission nationale de la négociation collective (CNNC) le 25 juin prochain.

Lors de la campagne présidentielle, Nicolas Sarkozy avait déclaré qu’il ne donnerait pas de « coup de pouce » au SMIC au-delà de l’augmentation légale prévue, de l’ordre de 2%, compte tenu de la faiblesse de l’inflation.

« Parce qu’il aurait un effet négatif sur l’emploi des moins qualifiés et parce qu’à force d’augmenter le SMIC plus rapidement que les autres salaires, on a provoqué la smicardisation de la société française », s’est empressé d’ajouter le président de la République. Pour lui, « ce coup de pouce doit être donné à l’ensemble des salariés, pas seulement à ceux qui sont au SMIC ».

La valorisation prévue au 1er juillet a déçu les syndicats, qui attendaient des gestes forts en faveur du pouvoir d’achat. Cette faible augmentation leur paraît d’autant plus injuste que le gouvernement va supprimer à cette même date les 2,1 points de charges patronales restant au niveau du SMIC pour les PME de moins de 20 salariés.

Le chef de l’Etat a par ailleurs décidé la mise en place d’un « comité des sages » chargé de donner un avis public, chaque année, sur le niveau de revalorisation du SMIC. Pour Nicolas Sarkozy, cette commission « permettra un peu de rationalité économique dans la décision, un peu moins de démagogie, un peu plus d’efficacité ».

La plupart des syndicats redoutent que la nomination d’experts indépendants entraîne une réforme de la loi du 2 janvier 1970 qui impose un plancher d’augmentation égal à l’évolution annuelle des prix, augmenté de la moitié du pouvoir d’achat du salaire ouvrier.


Rédaction de NetPME
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