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Les TPE guère convaincues par le grand emprunt national

Les TPE estiment dans leur majorité que l'idée d'un grand emprunt est inappropriée en pleine crise. Les petits patrons jugent également sévèrement les mesures du plan de relance français. A une exception près : l’exonération des charges pour les embauches.

54 % des patrons de TPE affirment être opposés au lancement d’un grand emprunt : l’endettement de la France les inquiète. C’est le résultat d’un sondage effectué par OpinionWay pour le compte de Fiducial*. Cet emprunt, jugé inapproprié du fait de la crise, est avant tout perçu comme une opération de communication.
Sur le fond, les petits patrons privilégient à 42 % les équipements industriels innovants parmi les trois grands défis annoncés par Nicolas Sarkozy à la commission de réflexion sur le grand emprunt. Néanmoins, pour les trois quart, ces défis devraient avant tout relever de mesures et d’investissements au niveau européen plutôt que national.
Par ailleurs, et dans les mêmes proportions, ils n’attendent pas de ces investissements de répercussions bénéfiques à court terme pour l’économie française. Au mieux, en attendent-ils des impacts à long terme.

L’impact de la crise sur les TPE

« Principale conséquence de la crise sur les petites entreprises : une forte fragilisation de leur trésorerie constatée par 61 % des patrons de TPE. Mais ce n’est pas le seul point de faiblesse. Ils évoquent aussi une réduction contrainte de leurs coûts (54 %), des reports d’investissements (40 %) et des réorganisations (30 %). 23 % des patrons de TPE ont subi un durcissement des conditions d’accès au crédit de la part de leur banque », observe OpinionWay. Presque autant avouent avoir failli cesser leur activité (23% le craignent encore d’ici la fin de l’année). En revanche, seules 7 % des TPE ont dû se résoudre à des licenciements.
La crise n’est pas terminée, car les patrons de TPE craignent que les impacts négatifs subis depuis un an ne s’estompent pas d’ici à la fin de l’année. Très peu d’entre eux jugent le plan de relance français efficace pour réamorcer la pompe économique, limiter les licenciements, juguler les faillites ou encore enrayer le gel des crédits bancaires vis-à-vis des entreprises.

Une seule mesure mériterait selon eux d’être prolongée en 2010 : l’exonération des charges pour les embauches dans les TPE. Ils sont 72 % à l’espérer. A ce jour, 500.000 embauches ont été enregistrées dans les entreprises éligibles au dispositif « zéro charges ». Un tiers des embauches n’aurait pas eu lieu sans ce dispositif, a estimé le secrétaire d’Etat à l’Emploi, Laurent Wauquiez. La mesure exonère totalement les structures de moins de dix salariés des cotisations patronales pour les embauches en 2009 de salariés payés au Smic. Elle est ensuite dégressive jusqu’aux salaires supérieurs ou égaux à 1,6 Smic.

* Sondage effectué par téléphone auprès d’un échantillon représentatif de 504 dirigeants de TPE de 0 à 19 salariés par téléphone du 22 au
25 septembre 2009.

Nelly Lambert
Rédaction de NetPME

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