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Un Français sur trois engagé dans une logique entrepreneuriale

L’AFE vient de lancer l’Indice Entrepreneurial Français pour mesurer l'appétence tricolore pour la création d'entreprises. Les premiers résultats montrent qu’ils seraient 15 millions à avoir déjà songé à créer leur entreprise. Reste à les sensibiliser et à lever les derniers freins pour stimuler la culture entrepreneuriale.
Rédaction NetPME , publiée le

Le nouvel Indice Entrepreneurial Français (IEF) révèle qu’un tiers des Français se trouve ou s’est déjà trouvé sur le chemin de l’entrepreneuriat à un moment de sa vie*. Lancé par l’AFE (l’Agence France Entrepreneur, ex-APCE) qui s’est inspiré d’un modèle similaire au Québec, cet outil inédit en France reflète le dynamisme entrepreneurial dans l’Hexagone. Le profil type ? Un homme salarié du secteur privé, peu ou pas diplômé ou diplômé de l’enseignement supérieur, jeune ou en milieu de carrière.

Être autonome dans son travail

Autre fait notoire, être entrepreneur constituerait « le choix de carrière le plus intéressant » pour près de la moitié des Française non entrepreneurs (46%). Un entrepreneur est d’abord perçu comme une personne autonome dans son travail (72%) et rémunéré à la hauteur de son engagement (69%). Une façon de légitimer la rémunération des dirigeants d’entreprise. Et citent également de manière similaire des valeurs plus hédonistes qui leur paraissent essentielles pour les entrepreneurs : réaliser ses rêves, mener un projet dans son intégralité, être son propre chef et avoir des responsabilités. Un portrait type qui se rapproche des motivations avancées par les entrepreneurs : désir d’indépendance, être son propre patron, volonté de réaliser un rêve, s’épanouir professionnellement et se dépasser.

 

Peur de l’échec et complexité administrative

En revanche, plus de la moitié de la population interrogée ne s’est jamais posé la question de l’entrepreneuriat. Un résultat qui stupéfie Dominique Restino, président de l’AFE. « Nous devons nous demander comment faire pour qu’il y en ait plus. » Pôle Emploi, partenaire de ce nouvel indice avec la Fondation d’entreprise MMA des Entrepreneurs du Futur, cherche à « identifier les demandeurs d’emploi qui ont le goût de la création pour pouvoir doubler le nombre de création d’entreprises dans cette catégorie » explique Catherine Poux directrice des services aux entreprises à Pôle Emploi. Pour l’heure, un tiers des créations se font par des demandeurs d’emploi.

A terme, l’indice devrait permettre de « lever les craintes et les freins des Français pour créer leur entreprise en répondant au mieux à leurs problématiques et pouvoir ainsi promouvoir l’entrepreneuriat pour chacun » justifie Dominique Restino. Parmi les freins les plus forts, la peur de l’échec, citée par 24% des non intentionnistes (qui n’ont jamais songé à créer ou à reprendre une entreprise) et des non entrepreneurs. Et cité de manière similaire, un investissement financier trop important, une préférence pour la sécurité de l’emploi d’un poste salarié, des démarches administratives trop complexes et un manque de compétences. Du côté des intentionnistes ou porteurs de projet, la crainte majeure reste sans surprise la problématique des démarches administratives.

*Etude réalisée par TMO Régions en décembre 2015 et janvier 2016 auprès de 1 700 Français

 

Charlotte de Saintignon


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