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Lutte contre l'absentéisme : quelles sont les mesures vraiment efficaces ?

Face à l’absentéisme, des solutions existent. Mais elles relèvent davantage des méthodes de management et de prévention des risques psycho-sociaux que des mesures disciplinaires, selon l’association Référentiel de l’absentéisme. Le point sur ce qui marche ou pas.

Lutte contre l'absentéisme : quelles sont les mesures vraiment efficaces ?

Les arrêts de travail sont en progression depuis cinq ans. Selon une étude de l’association Référentiel de l’absentéisme réalisée sur la base de questionnaires remplis par 317 entreprises (représentant 400 000 salariés), deux tiers des entreprises enregistrent une augmentation de ce phénomène depuis cinq ans.

Pour 47 % de ces entreprises, l’absentéisme est en augmentation modérée tandis que 18 % notent une forte progression. En 2015, selon une étude d’Alma Consulting Group avec l’institut CSA portant sur 268 entreprises privées, le taux d’absentéisme s’établissait à 16,7 jours d’absence par an et par salarié, contre 15,6 jours en 2013. Soit un taux national de 4,59 %.

Peu de mesures palliatives

Malgré cette augmentation, 81% d’entre elles ne prévoient aucune mesure palliative pour faire face à ces absences. Alors qu’elles peuvent recourir à l’embauche de personnels en CDD ou en intérim voire recourir aux heures supplémentaires, la plupart des sociétés sondées laissent le surcroît de travail « absorbé par les collaborateurs présents ».  Avec, à la clef, des résultats pervers. Car « une charge de travail croissante entraîne une réaction en chaîne d’absentéisme ». Ce qui, selon l’association, peut s’apparenter à un « cercle vicieux ».

Succès mitigé pour la contre-visite médicale

Pour lutter contre l’absentéisme, les DRH déploient une panoplie d’actions. Reste que toutes ne se valent pas. Car si la contre-visite médicale est plébiscitée par 73% des entreprises, elle n’a qu’un effet limité sur le long terme. Seules 19% des sociétés recourant à cette mesure disciplinaire constatent une réduction de ce phénomène au cours des cinq années suivantes.

De même, les primes de présentéisme ou d’assiduité, distribuées par 18% des entreprises sondées, ne changent guère la donne. Elles ne sont que 6% à observer une réduction des absences.

D’autres solutions plus probantes existent. Les remèdes les plus efficaces sont d’abord à chercher du côté de la formation des managers pour renouer les liens de proximité avec les équipes. C’est, en effet, la démarche la plus payante, avec 32% d’avis positifs.

Les DRH doivent aussi mettre l’accent sur l’entretien de retour. Non pas dans une logique disciplinaire mais pour « ré-accueillir » le salarié dans l’entreprise. Ainsi 38% d’entre eux ont noté de bons résultats dans en activant ce dispositif. La mise en place de plans de prévention des risques psycho-sociaux et de troubles musculo-squelettiques pour gérer le stress ou encore prévenir les maladies professionnelles figure également parmi les dispositifs performants, avec respectivement 23% et 22% d’avis positifs.

Part des entreprises ayant vu baisser leur absentéisme au cours des cinq dernières années selon l’action mise en place

Contre-visite médicale 19%
Entretien de ré-accueil 29%
Formation management 32%
Plan de prévention RPS 28%

Plan de prévention TMS

Appel à à un ergonome

24%
Prime de présentéisme 6%

Intéressement

Accords spécifiques

14%

 

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