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Réseaux sociaux : les tips pour booster son activité à moindres frais

Linkedin, Facebook, Twitter, Instagram, Pinterest… Chaque réseau social a ses codes, ses robots, son public. Lors du salon SME 2019, Valérie March, spécialiste en stratégie social media, a livré à son auditoire l’essentiel pour percer - sans trop débourser - sur les réseaux sociaux.

Réseaux sociaux : les tips pour booster son activité à moindres frais
À l'occasion du Salon SME, Valérie March a dévoilé hier matin les bonnes pratiques pour réussir le développement de son activité sur les réseaux sociaux.

Storytelling, hashtags, mentions des utilisateurs… Dans le pays du social media, les tendances se succèdent, les algorithmes sont rois et la marchandisation de la visibilité se développe à vitesse grand V. Hormis sur Facebook où l’achat fait loi, certaines techniques gratuites résistent encore et toujours à l’envahisseur. Encore faut-il les connaître. À l’occasion du salon SME 2019, seule au pupitre de la salle Maillot du Palais des congrès, Valérie March, auteur de « Comment développer son activité grâce aux médias sociaux ? » paru aux éditions Dunod, a présenté les trucs et astuces à connaître pour réussir le développement de son activité sur les réseaux sociaux.

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Réseaux sociaux : « l’important, c’est l’engagement »

« La course aux audiences n’est plus prioritaire », assure d’entrée la spécialiste. Aussi surprenant que cela puisse paraître, le nombre d’abonnés importe peu aujourd’hui. Ou plutôt : au lieu de chercher à grossir son audience, il convient de booster l’activité des fidèles. « Captez les personnes proches de vous », exhorte Valérie March. « L’important, c’est l’engagement », insiste-t-elle.

Pourquoi ? Parce que les « robots » ne font plus de cadeaux : seulement 2 % des fans Facebook verront vos publications sur leurs fils. « Au départ, les réseaux sociaux étaient une jolie promesse », rappelle la conférencière. Maintenant, « la réalité c’est les algorithmes », poursuit-elle. Il faut donc s’adresser aussi bien à la cible qu’aux algorithmes. Et l’engagement des « followers » devient de facto le nerf de la guerre : « il prédit le futur ».

Comment engager sa communauté ?  3 piliers : le recrutement, l’animation et l’interaction. Pour recruter, il faut « regarder tous les points de contacts qu’on a et les inviter » (confrères, collègues, clients, clients potentiels, etc.). Valérie March recommande de ne pas y aller de main morte : « il faut être lourd sur le sujet, principe de répétition ». Ensuite, l’animation. Outre la qualité de la publication et son intérêt pour la cible (image, ton, adéquation, etc.), celle-ci doit amener l’internaute à agir, à échanger. Par exemple, un jeu de questionnement ou une invitation à commenter peut faire l’affaire.

Enfin, le volet « interaction » porte l’attention sur les commentaires. « Le pouce ou le like ne suffit pas à faire de l’audience », rappelle la consultante. Il est impératif de « rebondir sur les commentaires » – a fortiori d’y répondre – pour poursuivre l’échange et ainsi fidéliser l’internaute. Surtout, il convient pour réussir de s’adapter aux codes et facteurs clés de succès de chaque média.

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Réseaux sociaux : chacun sa route, chacun son chemin

À chaque objectif, son réseau social. Et à chaque réseaux social, sa marche à suivre. Côté « objectif », pour fidéliser ses clients et se faire connaître, Facebook, Linkedin  et Instagram sont l’idéal. La cible de Facebook et Instagram est grand public (clients particuliers, BtoC) et la cible de Linkedin est spécifique (clients entreprises, BtoB). A contrario, Twitter, Pinterest ou Youtube s’utiliseront plutôt dans une optique « utilitariste ». Twitter s’avère le top pour s’informer et faire sa veille, Pinterest revêt de l’intérêt pour s’inspirer et s’organiser comme Youtube pour héberger ses vidéos. Côté « marche à suivre », plusieurs tips à retenir.

Linkedin : « un texte long, des images et des hashtags »

L’important sur Linkedin : « soigner son pitch et ses publications ». Le robot Linkedin détecte plus facilement les mots clefs à certains endroits plutôt que d’autres. C’est pourquoi, vos mots clefs – comme votre cible, votre domaine d’expertise ou simplement des mots clefs à la mode liés à votre activité – doivent apparaître prioritairement dans le titre du profil (en dessous de votre nom sur la page principale) et dans celui de l’expérience actuelle.

Ensuite, le pitch doit être clair, direct. Il doit donner « l’envie d’aller plus loin ». Valérie March conseille qu’il soit structuré de la manière suivante : Quoi (quelle est mon offre ?) ? Qui (type de clients ?) ? Pourquoi vous (différenciation) ? « Éléments de réassurance » (références). Ne pas hésiter à illustrer son profil avec par exemple un slide (avec les logos de vos clients) ou un catalogue de vos services.

Concernant les publications, les robots Linkedin « adorent les textes long (700 caractères), les images et les hashtags », précise Valérie March. « Il déteste le partage unique de liens. » Pour la cible, un storytelling le plus humain et sincère possible marche évidemment mieux qu’un long pavé impersonnel.

Astuces ? « Mentionner d’autre utilisateurs avec la touche @ devant leurs noms » et « rajouter l’URL en fin de publication ». Il est également préférable de scinder la publication en deux. La seconde partie – cachée au départ et consacrée à l’algorithme – accueille les hashtags, mentions et autres URL.

Enfin, l’achat média sur Linkedin (version premium) n’est pas un passage obligé. L’option est conseillée seulement si le compte gratuit a été travaillé au maximum. « Le compte gratuit en a beaucoup sous le pied », rappelle la formatrice. « L’intérêt de voir le profil des visiteurs est intéressant si cela est vraiment exploité, ajoute-elle, et ne doit pas uniquement avoir pour objectif de se regarder le nombril. » Le recrutement est toujours l’apanage de Linkedin (le message doit être extrêmement personnalisé).

Facebook : « Pay per play »

En revanche, la gratuité sur Facebook, c’est fini. L’horizon est bouché, place au « Pay per play » (traduction : payer pour jouer). La spécialiste conseille de prévoir un petit budget de 5 à 10 € par jour pour sponsoriser vos publications. Attention, pas n’importe lesquelles. « Il faut se concentrer sur les publications qui fonctionnent organiquement », insiste-t-elle.

C’est pourquoi, bien regarder les statistiques fournies par Facebook est primordial. Pour contourner les bloqueurs de publicité et éviter la suppression, la subtilité de vos annonces s’impose. De toute façon, une publicité mal travaillée est contre-productive. « Ça devient du papier peint », s’amuse la conférencière.

Dernière astuce : le retargeting. Il s’agit d’une technique publicitaire utilisant les cookies d’un visiteur pour diffuser vos publicités en temps réel sur les sites qu’il visite après être passé par votre site web. « C’est une technique extrêmement puissante pour faire de la conversion » (convertir les visiteurs en acheteurs), indique Valérie March.

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Twitter : « Dur de construire son audience »

Selon la conférencière, Twitter est principalement destinée à la veille. Aujourd’hui, en partant de zéro, il est « dur de construire son audience », concède-t-elle. Toutefois, ce réseau social s’avère idéal pour chercher des contenus journalistiques à partager et ainsi alimenter les différents fils de vos réseaux sociaux. « On peut faire une recherche sur Twitter sans avoir de compte », rappelle la consultante. À noter, Twitter s’assemble particulièrement bien avec Linkedin.

Instagram : « un media pertinent pour des services visuels »

Arrivé après les autres, Instagram poursuit aujourd’hui sa montée en puissance. À côté de la synergie Twitter/Linkedin, il y a désormais celle incontournable de Facebook/Instagram. Ou plutôt, celle d’Instagram/Facebook : « le taux d’engagement sur Instagram est supérieur à celui de Facebook », note la spécialiste. Par contre, ce réseau social est « uniquement pertinent pour des services visuels », insiste-t-elle. Comprendre : une activité avec un « potentiel image » fort (une station de ski par exemple).

Les codes d’Instagram sont différents de ceux de Linkedin même s’ils partagent tous deux l’exigence d’un contenu engageant. Qu’importe, ici, si celui-ci prend la forme d’un storytelling ou d’une simple description. Particularités ? Les liens ne sont pas cliquables (sauf en cas d’achats publicitaires) et les hashtags doivent être nombreux (20 voire 30). À cet égard,  deux astuces à retenir.

D’abord, « Instagram n’aime pas lorsqu’il n’y a pas de pertinence entre le hashtags et la photo mis en ligne », explique Valérie March. Ensuite, mieux vaut « éviter les guirlandes de hashtags », conseille-t-elle. En effet, à la lecture, l’œil humain se désintéresserait vite de ces variations à répétition. Aussi, tout comme sur Linkedin, il convient de les réserver au « robot Instagram » en les isolant en fin de publication.

À noter, concernant le poids de l’image, Pinterest s’avère également intéressant notamment grâce à son outil de suggestion visuelle qui permet d’effectuer des recherches par photo et non par mot clef (en zoomant sur un objet particulier par exemple).

Matthieu Barry

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