Interview

Laurence Rebeck, dirigeante de la menuiserie Wucher, à Hammeville (54)

Alors qu'elle menait une carrière d'ingénieur sur Paris, Laurence Rebeck décide, en 1998, de reprendre l'entreprise de son père, la menuiserie Wucher. Enfant de la campagne, elle a fait du développement durable un axe important de sa vie.

Laurence Rebeck, dirigeante de la menuiserie Wucher, à Hammeville (54)

L’environnement est un point important pour vous. Pour preuve, vous avez beaucoup travaillé sur l’aspect développement durable, pour votre bâtiment, lorsque vous avez emménagé dans de nouveaux locaux en 2008.

Et encore, je n’ai pas pu aller aussi loin que souhaité. Je voulais poser des panneaux photovoltaïques sur le toit, mais je n’ai pas pu obtenir l’autorisation de Véritas. En revanche, il y a eu de gros coûts pour l’aspiration des poussières et pour le chauffage. Ainsi, nous sommes complètement autonomes pour ce dernier. Une chaudière est alimentée par les poussières et résidus de bois. Nous faisons aussi attention à la gestion de tous nos déchets.

Vous vous êtes également orientés vers des certifications, comme Qualibat.

Nous sommes certifiés Qualibat en menuiserie en bois mention économie d’énergie et en parquetage. Sans compter nos engagements liés à la charte LQE (Lorraine qualité environnement, NDLR) pour la gestion des déchets.

L’importance que vous accordez au développement durable se retrouve également dans certains de vos chantiers…

Oui. Nous avons travaillé dernièrement sur deux bâtiments en marchés publics : le Cnidep (centre national d’innovation pour l’environnement et le développement durable dans les petites entreprises, NDLR) et les nouveaux locaux d’Airlor. Nous y avons effectué les menuiseries intérieures et extérieures. Ces deux bâtiments font partie des chantiers que j’aime bien avoir. Ce sont de belles références pour l’entreprise. Comme j’aime la campagne, le développement durable est donc naturel chez moi.

Vous parliez du Cnidep et d’Airlor, plus largement, quel est le profil de vos clients ?

Je travaille à 70 % sur des marchés publics. Par exemple, nous sommes intervenus sur la construction de la Maison de l’étudiant pour l’université de Nancy 2, sur celle d’une maison médicale à Nancy ou encore sur la restauration du centre de vie de Brabois, pour le compte du Grand Nancy. Nos autres marchés concernent de gros clients et des particuliers. Nous voulons garder un côté artisanal. De plus, c’est une manière de ne pas mettre nos œufs dans le même panier. D’ailleurs, actuellement, nous sommes un peu plus sur les particuliers, car sur les appels d’offres, il y a beaucoup de concurrence. C’est lié à la crise.

Vous ne subissez pas la conjoncture ?

Nous subirons la crise plutôt l’année prochaine, car nous sommes sur du second œuvre. Mais si en tant que chef d’entreprise, je me montre prudente, je n’ai pas pour l’instant de réelles inquiétudes face à l’avenir.

Propos recueillis par Isabelle Kurth
Le Journal des entreprises

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