Interview

Marie Franqueza, co-dirigeante de la Conserverie au Bec Fin, à Cogolin (83)

La dirigeante de la Conserverie au Bec Fin, Marie Franqueza, cultive l'art de vivre à la provençale. Ces traditions, elle les défend d'abord dans l'assiette. Elle les partage aussi car cette ambassadrice de la cuisine authentique est une femme de réseaux, en quête de rencontres.

Marie Franqueza, co-dirigeante de la Conserverie au Bec Fin, à Cogolin (83)

Lors de votre déménagement en 2006, vous avez saisi l’occasion de mettre en place le concept de tourisme économique. Pouvez-vous nous expliquer ?

Dès le départ, nous avions pour idée de créer un petit musée attenant à la boutique pour accueillir les touristes. Lorsque nous avons entériné la décision de déménager, nous avons donc tout fait pour ouvrir l’entreprise aux touristes. L’usine a ainsi été conçue en fonction de ce projet avec une salle panoramique qui permet de visualiser toute la production, une salle d’accueil des groupes qui découvrent sur écran l’histoire de l’entreprise, des aquariums pour découvrir les poissons utilisés dans les fabrications de la conserverie. Grâce à ce nouvel outil, l’entreprise accueille hors saison entre deux et trois groupes par jour.

Vous faites partie du Conseil d’administration qui a impulsé la création du Prides Art de vivre en Provence. Quel est l’objectif de cette structure ?

Le Pôle régional d’innovation et de développement économique solidaire «Art de vivre en Provence» sort tout juste de l’œuf car il a été particulièrement long à mettre en place. L’axe autour duquel nous avons voulu nous rassembler est l’art des sens, qui touche à des métiers, des secteurs d’activités très différents. Déguster, recevoir, habiter, décorer, s’habiller, sentir… Nous avons l’ambition de faire l’union de toutes ces thématiques. C’est de là qu’est née la complexité à regrouper des entreprises. Mais aujourd’hui, il a une existence et est implanté à Brignoles, il va émerger à son rythme, des adhérents vont être recrutés et le pôle va être mis en valeur. Son objectif prioritaire est de développer l’art de vivre en Provence à l’export. Nous voulons être une passerelle pour aider les entreprises à se lancer à l’étranger, mais nous ne nous superposerons pas à ce qui peut déjà exister, notamment au sein des chambres de commerce. L’idée est de développer la reconnaissance d’une Provence qui évolue, tout en sachant conserver son caractère, ses valeurs, ses métiers.

La Conserverie au Bec Fin est-elle présente à l’export aujourd’hui ?

Nous réalisons à peu près 8 % de notre chiffre d’affaires à l’export, mais l’étranger, surtout hors Union européenne reste difficile à atteindre. La Provence fait rêver dans le monde entier, mais je ne peux prétendre qu’un étranger a le palais suffisamment éduqué à nos saveurs pour décréter que nos produits sont les meilleurs. En général, notre présence dans un pays, comme c’est le cas par exemple au Japon, démarre par un vrai coup de cœur. Les produits de la conserverie sont également vendus à Singapour, aux États-Unis, au Mexique, à Dubaï et dans la plupart des pays européens.

En France, sur quels circuits de distribution s’appuie l’entreprise ?

Nous accordons une importance particulière au salon de l’alimentation (Sial). Il s’agit pour nous d’un incontournable. Il se déroule tous les deux ans sur Paris et est pour nous l’occasion de présenter nos dernières nouveautés et de rencontrer les distributeurs. Aujourd’hui, sur l’Hexagone, nos produits sont notamment en vente à Lafayette Gourmets à Paris, à la Grande Épicerie toujours dans la capitale, dans les rayons des Monoprix et des magasins spécialisés et des épiceries fines des principales grandes villes.

Propos recueillis par Hélène Lascols
Le Journal des Entreprises

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