Interview

Michel Ksiazenicer, franchisé de l'enseigne de fitness Curves, à Strasbourg (68)

Homme de défis, pionnier de la franchise Mc Donald's en France, Michel Ksiazenicer a décidé il y a trois ans, à l'heure où d'autres envisagent la retraite, de se lancer dans une nouvelle aventure. Aujourd'hui franchisé de deux centres de fitness Curves, ce serial entrepreneur veut mailler tout le territoire strasbourgeois.

Michel Ksiazenicer, franchisé de l'enseigne de fitness Curves, à Strasbourg (68)

Comment avez-vous découvert Curves et qu’est-ce qui vous a convaincu de vous lancer dans cette nouvelle aventure ?

En participant à différents salons de la franchise. J’ai longuement discuté avec le responsable France de l’enseigne américaine, qui m’a convaincu de me lancer, d’autant qu’aucun centre n’existait dans le Grand Est. L’enseigne ne comptait alors, en 2007, qu’une trentaine de centres en France. Il y en a aujourd’hui 145. L’envergure mondiale de Curves, leader des clubs fitness féminins (10.000 dans le monde), son fort développement autour d’un concept novateur aujourd’hui copié par d’autres centres, me donnaient suffisamment de garanties sur le professionnalisme de l’enseigne et sa viabilité financière. Et puis, l’idée de me lancer dans un secteur inconnu, le sport, me plaisait assez… J’ai ouvert le premier centre strasbourgeois à l’Orangerie, en mars2007.

Quelle est l’offre proposée par Curves ?

Ces centres s’adressent exclusivement aux femmes et visent particulièrement les femmes actives, ayant peu de temps à consacrer à une activité physique. Le concept : un circuit en trente minutes, qu’on peut intégrer à tout moment, alternant machines et exercices au sol, encadré par un coach, avec des bilans personnalisés mensuels.

En quoi l’expérience Mc Donald’s vous aide-t-elle dans le développement de cette nouvelle franchise ?

Si un monde semble séparer l’univers Mc Donald’s de la sphère Curves, économiquement parlant, les parallèles entre ces deux enseignes sont plus nombreux qu’on pourrait l’imaginer. La clé de la réussite passe par une bonne gestion de ses équipes (sept personnes, dont six coachs). Gagner leur confiance et leur fidélité, en leur offrant l’opportunité d’évoluer. Les embauches se font sur la base de mi-temps ce qui offre une plus grande flexibilité en termes d’horaires d’ouverture. Curves me rappelle ce qu’était Mc Donald’s quand je me suis lancé. En l’absence de siège en France, si nous suivons un cahier des charges strict, la gestion quotidienne reste très artisanale car les attentes de la clientèle française diffèrent de l’américaine. Par exemple, les supports marketing transmis par le siège mettent en avant des témoignages de femmes obèses, cible marginale dans notre clientèle. Comme l’a fait Mc Donald’s, Curves va devoir prendre en compte les spécificités des marchés locaux.

Quelles sont vos ambitions ?

Chez Mc Donald’s, dès qu’un restaurant franchisé atteignait la rentabilité, l’enseigne incitait à en ouvrir un deuxième, et ainsi de suite. Ce qui m’a amené à finalement gérer 8 restaurants, d’autant que le marché était vierge à Strasbourg à mon arrivée. Je suis dans le même schéma pour Curves. Le premier centre, pour lequel j’ai investi 100.000 euros, dégageant des bénéfices un an après son ouverture, je viens d’en lancer un second, en mars, à Schiltigheim. J’envisage une troisième ouverture cette année. À plus long terme, l’objectif est de mailler le territoire strasbourgeois pour jouer la proximité avec la clientèle. Chaque centre compte actuellement 300 membres, l’objectif est d’en atteindre 400.

Propos recueillis par Adelise Foucault
Le Journal des Entreprises

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