Interview

Olivier Crancée, Président de la SAS France-Lanord et Bichaton, à Heillecourt (54)

Entré avec des fonctions commerciales dans l’entreprise de bâtiment France-Lanord et Bichaton il y a 15 ans, Olivier Crancée a évolué au rythme du développement de la société, jusqu’à en devenir l’un des associés et le Président. Il s’est en outre impliqué dans plusieurs réseaux, et notamment le Centre des jeunes dirigeants.

Olivier Crancée, Président de la SAS France-Lanord et Bichaton, à Heillecourt (54)

Depuis votre arrivée à la présidence de FLB en 2009, quel est votre bilan ?

Nous n’avons pas repris l’entreprise dans une situation économique favorable. Même si 2009 reste une année correcte. Nous sommes à la fin d’un cycle faste pour le bâtiment. Aujourd’hui, nous sommes confrontés à des problèmes de compétences, de savoir-faire. De plus, la situation économique fait que les prix se sont dégradés de façon exagérée. Il est très dur d’avoir une vision à moyen et long termes. Nous sommes dans un métier où il y a des embellies, puis ça retombe. Cela a forcément des conséquences.

Lesquelles ?

En matière d’investissements par exemple. Nous les avons restreints au strict minimum. Mais cela a un effet pervers: quand on n’investit pas, on ne fait pas vivre l’économie locale. Cependant, nous aurons quelques investissements cette année ou en 2011 pour notre activité menuiserie. Il nous faut remettre à niveau certaines machines. Notamment pour certains types de chantiers comme dans l’hôtellerie de luxe (comme ceux, à Paris, du Royal Monceau et de Shangri La, NDLR).

Menuiserie, monuments historiques, entreprise générale. Comment se découpent vos marchés ?

Nos activités se découpent en deux zones. Ainsi, l’activité menuiserie est surtout concentrée sur Paris. Nous avons un savoir-faire spécifique qui nous permet d’y être plus présents qu’en Lorraine. En revanche, sur les monuments historiques, c’est plus local. Nous sommes par exemple présents sur le chantier du château de Lunéville. Enfin, nous sommes aussi une entreprise générale qui travaille dans le grand Est, surtout en Lorraine.

Outre FLB, vous êtes aussi présent dans le monde des réseaux, notamment au Centre des jeunes dirigeants. D’ailleurs vous prenez la présidence du CJD Lorraine en septembre. Pourquoi cet investissement ?

C’est une histoire de rencontres avec des personnes qui sont ou qui étaient au CJD et qui m’en ont dit beaucoup de bien. Je n’ai pas été déçu d’y entrer, car on passe un cap. Cela nous permet d’échanger avec des gens de domaines très différents, de parler de stratégies, de prendre du recul. Au CJD, il y a aussi un volet formation qui est très important. En ce moment, je suis la formation «Copernic» qui part du conceptuel pour arriver sur la résolution de problèmes.

Quel sera votre axe de travail pour vos deux ans de présidence à la tête du CJD Lorraine ?

Depuis quatre ans, en Lorraine, nous possédons une vraie halle de formation. Je veux m’assurer de la continuité de cette offre. En parallèle, je souhaite développer encore plus les échanges entre les différents membres du CJD Lorraine (250, NDLR). C’est surtout dans les moments difficiles que nous pouvons nous serrer les coudes, nous améliorer. Nous avons une pluridisciplinarité et une expérience qui donnent la possibilité de résoudre beaucoup de problèmes.

Propos recueiilis par Isabelle Kurth
Le Journal des Entreprises

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