Interview

Thierry Gigout, créateur du cabinet C2I Santé, à Maxéville (54)

A la tête de C2I Santé depuis sa création, il y a 5 ans, Thierry Gigout propose aux établissements de santé dans tout l'Hexagone, un accompagnement dans le cadre des plans d’organisation de l'imagerie et de la physique médicales. Un marché de niche, mais qui lui a permis de répondre à un vrai besoin, celui de secteurs très sollicités sur les nouvelles normes.

Thierry Gigout, créateur du cabinet C2I Santé, à Maxéville (54)

Depuis la création de C2I Santé en 2005, la croissance de l’entreprise a été très rapide. Quelle a été la clé ?

Effectivement, un an et demi après la création, j’avais 70% des cabinets de radiologie lorrains parmi mes clients. Ma méthode a toujours consisté à rencontrer les gens plutôt que d’engager une conversation par téléphone. Aujourd’hui, notre croissance se chiffre toujours à environ +30% de CA par an et nous comptons plus de 500clients au niveau national. Nous sommes sur un marché de niche, un marché où nos clients sont des gens extrêmement occupés et où le service que nous leur rendons est immédiatement perceptible. La législation sur la radioprotection s’est renforcée en 2003. L’Autorité de sûreté nucléaire a commencé à embaucher des contrôleurs itinérants en 2005. Derrière, pour nous, le discours commercial est plus simple, le bénéfice pour nos clients immédiats.

Avez-vous déjà entamé la réflexion sur les futurs relais de croissance ?

L’avenir de C2I Santé, c’est de réussir à devenir une boîte à outils globale. Pour prendre les cabinets de radiologie par exemple, ce sont des structures qui auraient besoin d’un directeur technique, ne serait-ce que pour suivre l’évolution des normes. C2I Santé devra être capable de proposer des offres de support plus globales. Ensuite, au niveau interne, nous allons poursuivre nos efforts pour mieux structurer nos méthodes de travail, avec notamment l’apport de notre responsable qualité et responsable méthode et du recrutement d’une personne en marketing.
Concernant notre coeur de métier, il est évident que la concurrence est arrivée et que le marché va s’essouffler. Mais il y a encore des parts de marché à prendre. Nous avons aussi lancé la réflexion sur de nouvelles activités, hors de l’ingénierie médicale, sur le domaine de l’hygiène. Ensuite, nous lançons une nouvelle filiale, C2I industrie, la radioprotection en milieu industriel. En plus, Élan Médical propose de la vente de matériel médical. Autre idée, utiliser notre réseau d’ingénieurs de proximité pour aider un partenaire à imposer un produit innovant. Enfin, et c’est une réflexion plus personnelle, je suisprêt à me réinvestir dans la R & D.

Vous êtes président de Starter, mais l’objet de cette association n’est pas de faire du business. Croyez-vous à la nécessité de participer à la vie des réseaux ?

Lorsque j’ai créé C2I Santé, j’ai utilisé mes contacts personnels, mes relations et celles de mes proches. J’ai aussi eu beaucoup de chance… Mais aujourd’hui, à quelqu’un qui voudrait se lancer, je conseillerais d’adhérer à ce type d’association, à ces réseaux qui permettent de trouver les bons interlocuteurs, les bons conseils et de développer son affaire.
Concernant Starter, l’objet de l’association est de défendre les intérêts des entreprises installées en ZFU dans le Grand-Nancy. Starter fonctionne comme une interface entre les élus et les entrepreneurs installés dans ces zones. La première fois que j’ai été en contact avec ce réseau, j’avais des choses à dire, j’ai entendu des discours qui m’ont interpellé et j’ai eu tout de suite envie d’y répondre. Lors de mon deuxième contact, au cours d’une réunion de bureau, le hasard a fait que le président sortant était démissionnaire. Je me suis lancé, je vais bientôt entamer mon troisième mandat. C’est encore une activité chronophage, mais j’y trouve du plaisir. Il faut préciser que mes clients sont tous hors ZFU et mon intérêt n’est pas immédiat. Mais ensemble, avec Starter, nous faisons avancer des dossiers. Et ça, ça me motive.

Propos recueillis par Jean-François Michel
Le Journal des Entreprises

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