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15 % des branches professionnelles ont une grille salariale non conforme au Smic

Du fait du coup de pouce au Smic au 1er juillet, les branches professionnelles vont devoir se mettre à la table des négociations pour renégocier rapidement leurs accords salariaux. En jeu : des grilles salariales conformes au Smic.

Selon le dernier bilan de la Direction générale du travail (DGT), 85 % des branches professionnelles disposent d’une grille salariale conforme au Smic. Au 15 juin 2012, 149 branches sur les 175 ont, en effet, conclu un accord ou émis une recommandation patronale prévoyant un premier coefficient supérieur ou égal ou Smic. Un nombre en progression, puisqu’au 31 mai 2011, date du précédent bilan de la DGT, 127 branches (73 %) disposaient de grilles salariales conformes au Smic.

A l’inverse, au 15 juin 2012, 26 branches (15 %) couvrant 1,65 million de salariés ont au moins un coefficient inférieur au Smic. Parmi celles-ci, 5 ne sont pas conformes depuis le 30 novembre 2011. La principale est celle des particuliers employeurs employant 775.000 salariés dont le salaire du premier niveau de la grille salariale est fixé à 1351,35 €.
Aux côtés des particuliers employeurs, on trouve également la branche du commerce de chaussures, les grands magasins, la photographie et le commerce de gros de la confiserie et chocolaterie dont la grille salariale, encore fixée en francs, n’a pas été revalorisée depuis le 1er avril 1999.

Le reste des branches non conformes, soit 21, le sont depuis le 1er janvier 2012, à la suite de la dernière revalorisation du Smic. Sont notamment visées les branches de l’imprimerie et des industries graphiques, du commerce de l’habillement, de la prévention et de la sécurité, du personnel des transports aériens, des laboratoires d’analyses médicales, de l’enseignement privé administratif ou bien encore des industries du bois.

Avec l’entrée en vigueur au 1er juillet du coup de pouce au Smic, le nombre des branches en dessous du nouveau minimum légal devrait progresser, voire exploser. Les branches vont donc devoir se remettre à la table des négociations pour renégocier rapidement leurs accords salariaux. Michel Sapin, le nouveau ministre du Travail, a déjà annoncé que des négociations portant « sur l’ensemble des salaires, et tout particulièrement dans les branches où le minimum est inférieur au Smic » seraient bientôt engagées.

Nathalie Lagarde
Rédaction de NetPME

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