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34 projets pour la « Nouvelle France Industrielle »

Les 34 projets gouvernementaux d'une relance industrielle à la française sont axés autour de trois priorités : la transition écologique et énergétique, la santé et les nouvelles technologies.

34 projets pour la « Nouvelle France Industrielle »

C’est un événement inédit qui s’est tenu le 12 septembre dernier à l’Elysée : le rendez-vous de la « Nouvelle France Industrielle » au cours duquel François Hollande, accompagné de son ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, a dévoilé les 34 plans de reconquête industrielle pour « hisser la France au meilleur niveau de la compétition mondiale ». 

34 plans et 3 grands axes stratégiques

« Construire une offre industrielle nouvelle, compétitive, capable de regagner les marchés perdus et d’en gagner de nouveaux », tel est l’objectif affiché du gouvernement. Les 34 plans qui entendent dessiner la nouvelle France industrielle sont axés autour de trois grandes priorités : la transition écologique et énergétique, la santé et les nouvelles technologies. Ils couvrent des secteurs très variés allant de la voiture électrique aux biocarburants, en passant par le numérique avec la nanoélectronique, les objets connectés, la cybersécurité ou le cloud computing.
Ces plans concernent autant des filières industrielles de pointe que des filières traditionnelles comme le textile. « Il y a des entreprises en croissance dans des secteurs en crise et des entreprises en crise dans des secteurs en croissance », a souligné François Hollande. Et, Arnaud Montebourg d’ajouter : « il n’est plus possible de distinguer la vieille industrie et la nouvelle économie ».

Plusieurs de ces projets ont été présentés par les industriels eux-mêmes. Ainsi, EADS a présenté son nouvel avion tout électrique, l’E-Fan, dont le prototype doit voler d’ici à la fin de l’année, pour une commercialisation attendue en 2017 et une version 100 places à l’horizon 2030. Le projet de voiture consommant 2 litres aux 100 km a été présenté par un responsable de Renault, tandis que la présidente du groupe Thuasne vantait les vertus des textiles intelligents.

Des chefs de projets issus du monde industriel

Le gouvernement entend faire une large place au secteur privé puisque chaque plan sera animé par un chef de projet issu, dans la majorité des cas, du monde industriel et économique. « L’Etat n’a pas à se substituer à l’initiative privée car ce sont les industriels qui connaissent les marchés, les clients, les technologies », a souligné François Hollande. Ces chefs de projet constitueront des équipes avec des représentants de l’Etat, fixeront les objectifs et définiront les partenaires à associer les financements à solliciter.

3,5 milliards d’euros de financement

L’Etat contribuera au financement de ces projets à hauteur de 3,5 milliards d’euros. Ils seront puisés dans l’enveloppe dédiée aux investissements d’avenir, gérée par le commissaire général, Louis Gallois. Mais ces fonds publics ne devraient constituer qu’une petite partie du financement requis, le gouvernement espérant attirer les investisseurs privés grâce à un effet de levier.

480.000 emplois créés ou renforcés à dix ans

Selon les estimations du cabinet McKinsey, les 34 plans industriels pourraient se traduire en dix ans par près de 480.000 emplois industriels, soit créés, soit renforcés là où ils étaient menacés. Ces projets représenteraient 45 milliards d’euros de valeur ajoutée au bout de dix ans et 18 milliards d’euros d’exportation en plus. Une estimation « réaliste, mais très volontaire » estime Arnaud Montebourg.

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