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L’Adie finance les projets de création de personnes exclues du système bancaire

Créée en 1989, l’Adie se substitue aux banques pour financer les projets de personnes en difficulté. Elle accompagne chaque année 15.000 créateurs d'entreprises n'ayant pas accès aux banques et a financé plus de 85.000 microcrédits. Selon l’association reconnue d’utilité publique, un gisement de 300.000 créateurs existe dans notre pays.

Depuis sa fondation par Maria Nowak en 1989, l’Association pour le Droit à l’Initiative Economique (Adie) aide des personnes exclues du marché du travail et du système bancaire classique à créer leur propre emploi grâce au microcrédit. Depuis sa création, elle a déjà financé 85.000 microcrédits et ainsi permis la création de 80.000 emplois.

Le microcrédit est destiné aux chômeurs, aux allocataires du RMI, aux salariés précaires ou même aux travailleurs indépendants exclus du système bancaire classique. 95 % des personnes financées par l’Adie sont demandeurs d’emploi.

L’association a pour objet d’offrir un financement adapté à tout projet de création pouvant aller jusqu’à 10.000 euros. Ce financement comprend : un prêt solidaire, des aides complémentaires (prêt d’honneur, EDEN, prime régionale, PCE, etc.), et, éventuellement, un prêt de matériel (véhicule, ordinateur, matériel de vente sur les marchés, …).

Les critères de sélection sont la viabilité, la capacité et le fort potentiel du porteur de projet, d’où une sélection pointue des dossiers. Le principal critère est la « confiance dans la personne, dans le projet et dans le remboursement ». L’ADIE accompagne le créateur d’entreprise pendant toute la durée du prêt, l’association s’appuyant sur un réseau de bénévoles, chefs d’entreprises ou banquiers, experts-comptables, cadres, retraités ou encore en activité.

Le taux de pérennité des entreprises financées atteint 64% après 2 ans d’existence et 54% au-delà de 3 ans, à l’identique de celui constaté pour les entreprises individuelles financées par le système bancaire classique.

« La demande continue de croître au fur et à mesure que l’offre elle-même augmente », se réjouit Maria Nowak.
La présidente de l’Adie déplore néanmoins « un certain nombre d’obstacles au travail indépendant subsistant dans le cadre légal et réglementaire » alors que le potentiel de financement et d’accompagnement à servir est estimé à 300.000 créateurs.

Le microcrédit a beaucoup gagné en efficacité et notoriété, notamment avec l’attribution du prix Nobel de la Paix à Muhammad Yunus en 2006, fondateur de la Grameen Bank, qui a permis à des milliers de déshérités du Bangladesh de sortir de la misère en créant leur entreprise grâce à des prêts d’un montant modique.

Rédaction de NetPME
redaction@netpme.fr

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