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Future loi Le Maire : développer le mentorat entrepreneurial pour augmenter les créations d’entreprises

La députée Olivia Grégoire et la chef d’entreprise Clémentine Gallet ont recommandé de développer le mentorat chez les entrepreneurs afin d’augmenter les créations d’entreprises. Une proposition rendue publique le 21 décembre 2017 par Bercy.

« Etre mentoré bénévolement par un pair dans l’accélération de la croissance de son entreprise a permis à 300 entreprises de réaliser une croissance moyenne de leur chiffre d’affaires et de leur effectif de plus de 20 % par an. » Dominique Restino, président de l’association française des instituts du mentorat entrepreneurial (IME France), se sent prêt à relever le défi proposé par le duo Olivia Grégoire et Clémentine Gallet dans le cadre de la première phase de consultation du Plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises (PACTE). La députée LREM (La République En Marche) et la présidente de la société d’industrie aéronautique Coriolis Composites, ont remis au ministre du Budget, Bruno Le Maire, 54 propositions afin d’encourager la création de sociétés en France. Ces travaux, lancés le 23 octobre, alimenteront la future loi Le Maire sur les entreprises. Ils ont été menés par 6 binômes ou trinômes constitués d’au moins un parlementaire et d’un chef d’entreprise. Les participants ont rendu leurs propositions le 10 décembre. Elles ont été présentées publiquement à Bercy ce jeudi 21 décembre 2017.

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La peur de l’échec paralyse

Olivia Grégoire et Clémentine Gallet ont concentré leurs recherches sur le thème « création, croissance, transmission et rebond ». Elles partent d’un constat : l’activité entrepreneuriale française est inférieure à l’intention entrepreneuriale. Ce qui n’est pas le cas en Allemagne, au Royaume-Uni ou encore aux États-Unis. En cause : la peur de l’échec qui est, selon leur rapport, « le premier frein à la création. » Environ deux tiers des Français pensent que la société française ne donne pas suffisamment de secondes chances aux chefs d’entreprise ayant connu un échec. Les raisons de ces faillites sont souvent dues à l’isolement du chef d’entreprise : 40,5 % d’entre eux affirment n’avoir reçu aucune aide pour lancer leur activité.

Le mentoring, outil de pérennisation des entreprises

Pour résoudre ce souci, les deux femmes suggèrent de développer le mentorat entrepreneurial. « Nous manquons en France d’une culture de l’accompagnement et du mentoring, or de nombreux entrepreneurs souhaiteraient pouvoir bénéficier de conseils avisés de leurs pairs pour éviter les erreurs et comprendre les mécanismes d’entreprise », développe le document. Bénédicte Sanson, déléguée générale du mouvement pour les jeunes et les étudiants entrepreneurs (Moovjee), se réjouit de ce projet : « Nous partageons l’objectif d’augmentation du pourcentage d’accompagnement des nouveaux entrepreneurs par leurs pairs afin de limiter les défaillances d’entreprises, déclare-t-elle. Si 14 % le sont aujourd’hui, atteindre 50 % dans les prochaines années représente un seuil ambitieux mais réalisable. » Selon les chiffres de l’association, 60 % des entrepreneurs qu’elle accompagne créent de 2 à 25 emplois au bout de 3 ans.

 

Suite à cette publication de propositions, une consultation publique sur internet sera organisée à partir du 15 janvier 2018. Les internautes sont invités à commenter de manière constructive ces possibles futures mesures.

 

Melissa Carles 

 

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