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Les incidents de paiement des entreprises en forte hausse

L'expert en analyse de risque, Coface, constate, dans sa dernière étude, une forte augmentation du montant des impayés des entreprises françaises : +75% à fin septembre 2008 par rapport à la même période en 2007. L'assureur-crédit observe une hausse particulièrement significative depuis l’été...

L’expert en analyse de risque, Coface, constate, dans sa dernière étude, une forte augmentation du montant des impayés des entreprises françaises : +75% à fin septembre 2008 par rapport à la même période en 2007. L’assureur-crédit observe une hausse particulièrement significative depuis l’été : « Les secteurs du transport, de la construction et de la promotion immobilière sont les premiers touchés », commente Olivier Cazal, responsable de l’arbitrage France de Coface. Une dégradation qui s’explique selon lui par un accès plus difficile des entreprises au crédit et par le ralentissement de l’activité.

En conséquence, la note A1 de la France est placée sous surveillance négative. Cette note, attribuée par Coface, reflète le niveau de risque moyen présenté par les entreprises d’un pays dans le cadre de leurs transactions commerciales à court terme. Elle est élaborée à partir de trois modules : perspectives économiques, politiques et financières du pays (fragilités politiques, vulnérabilité de la conjoncture, risque de crise de liquidité en devises, surendettement extérieur, vulnérabilité financière de l’Etat et fragilité du secteur bancaire), l’environnement des affaires et l’expérience de paiement sur les entreprises. Ces 3 modules sont combinés pour aboutir à une note synthétique (A1, A2, A3, A4, B, C, D, dans l’ordre croissant du risque). Coface avait placé les Etats-Unis sous surveillance négative de la note A1 en avril 2007. Celle-ci est aujourd’hui descendue au niveau A2.

Coface confirme par ailleurs qu’une crise globale de crédit est à l’œuvre depuis janvier 2008. Selon l’expert en analyse de risque, "cette crise de crédit devrait être d’une ampleur comparable à la crise de crédit de 2001, mais inférieure aux trois crises précédentes (1973, 1982, 1991). Comme les précédentes, elle devrait durer entre 18 mois et 2 ans, car même si l’économie mondiale entre dans une longue phase de croissance atone, les entreprises s’adapteront." Toutefois, l’assureur-crédit observe que ces deux hypothèses sur la gravité et la durée de la crise de crédit ne seront pas valables si d’autres éléments (dollar, Chine, bulles de crédit sur de nouveaux instruments financiers) venaient s’ajouter à la crise actuelle.

Nelly Lambert
Rédaction de NetPME

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