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Le climat social s'améliore

Salariés proactifs, adhérant aux orientations stratégiques et prêts à s'adapter... Selon la dernière enquête Cegos sur le climat social, publiée la semaine dernière, les salariés renouent avec leur entreprise. Même si des points de vigilance existent, notamment du côté du management intermédiaire.

Le climat social s'améliore

Épiphénomène ou tendance de fond ? Plus d’un salarié sur deux se déclarent satisfaits du climat social de son entreprise, selon la dernière étude de Cegos (1), publiée le 17 octobre, sur le sujet (voir l’étude). C’est cinq points de plus que l’an dernier. Soit des niveaux proches d’avant la crise économique de 2008. Dans le détail, ils apprécient leur job et l’ambiance au travail. 64% déclarent pouvoir compter sur leur collègue en cas de difficulté. Surtout, ils trouvent leur manager, moins préoccupé par ses reportings et plus à l’écoute de leurs préoccupations. Une confiance qui peut s’expliquer par la fixation d’objectifs jugés comme réalistes et atteignables pour près des deux tiers d’entre eux. 

Une meilleure communication des orientations stratégiques

Ces bonnes relations d’équipe ne doivent, toutefois, pas masquer les problèmes de fond. Notamment la fracture avec les directions générales. Certes, plus de la moitié des salariés comprennent les orientations stratégiques prises au sein des Comex. La plupart y adhèrent même. Preuve que « des efforts de communication ont été faites au sein des hiérarchies », relève Valérie Jaunasse, manager des formations en relations sociales chez Cegos.
Mais les collaborateurs soulignent la faiblesse de la dimension humaine dans la prise de ces décisions. Et le manque de coopération entre les services. Comme si « une certaine compétition interne se développait entre les différentes entités de l’entreprise, favorisant l’émergence de microsociétés placées les unes à côté des autres », poursuit Valérie Jaunasse. D’où un fort recentrage sur l’équipe de travail au détriment du service et de l’entreprise.

Manque de visibilité sur les emplois de demain

En outre, les salariés dénoncent le manque de visibilité sur les emplois de demain. Signe que la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC) peine à se concrétiser. A tort. Car les salariés sont pourtant prêts à s’adapter. Quitte à changer de métier pour répondre aux besoins de leur entreprise.
Car depuis, la crise, « les salariés sont devenus proactifs », observe la Cegos. Ils comptent avant tout sur eux-mêmes pour évoluer professionnellement. Une tendance qui pourrait ainsi augurer une bonne appropriation du compte personnel de formation, actuellement en débat au niveau des partenaires sociaux. La formation est, d’ailleurs, considérée comme le meilleur moyen de développer son employabilité. Et un sur deux garde un œil attentif sur les opportunités offertes à l’extérieur. 

Des managers mal à l’aise face à l’incertitude

Car tout n’est pas rose. 46% indiquent subir un stress professionnel régulier dû en partie à la surcharge de travail (pour 72% des sondés), suivi par l’organisation du travail (47%) et la pression de la hiérarchie (36%). A cela s’ajoute pour les managers intermédiaires, la difficulté de piloter dans cette période d’incertitude. Une appréhension à ne pas négliger, selon la Cegos. Les N+1 étant perçus, intra-muros, comme les garants de la cohésion sociale.

(1) Enquête réalisée, du 28 août au 10 septembre, auprès de 1300 actifs (dont 750 du secteur privé et 550 de la fonction publique) et 451 DRH.

 

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