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Le nombre de défaillances d'entreprises au plus haut depuis 2009

Selon la dernière étude d'Altares, le nombre de défaillances d'entreprises a battu des records lors du troisième trimestre 2013. Ce sont les TPE qui en pâtissent le plus.

Le nombre de défaillances d'entreprises au plus haut depuis 2009

Le chemin de la reprise est encore long, semble-t-il. Selon la dernière étude d’Altares portant sur le troisième trimestre 2013, le nombre de défaillances d’entreprises n’a jamais été aussi haut depuis 2009 : 12 790 redressements ou liquidations judiciaires ont été prononcés au troisième trimestre, soit une hausse de 7,5% par rapport à 2012.

Les activités liées aux particuliers en chute libre

Et ce sont les TPE qui paient le plus lourd tribut : neuf défaillances sur dix concernent  des entreprises de moins de dix salariés. Et pour cause, ce sont les activités orientées vers les particuliers qui sont le plus touchées, crise oblige. « La dépense de consommation des ménages, contribuant pour environ 55% au PIB, est le moteur traditionnel de la croissance en France, explique Thierry Million, responsable des études Altares. Or, les ménages doivent composer avec une baisse du pouvoir d’achat et un niveau de chômage élevé, les amenant à opérer des arbitrages stricts  et donc une contraction de certaines dépenses notamment dans les biens manufacturés et les services à la personne. » Les activités qui peinent le plus sont le secteur agricole, les services aux particuliers (notamment les coiffeurs et soins de beauté) ; la restauration, le commerce de détail et la construction ont également vu leur nombre de défaillances augmenter lors du troisième trimestre 2013.

Certains territoires, dont l’activité économique dépend de ces petites entreprises, s’en trouvent affectés, notamment la Corse, le Nord-Pas-de-Calais, l’Alsace, l’Aquitaine ou encore le Centre.

Plus de 50 000 emplois concernés

152 PME de plus de cinquante salariés ont également déposé le bilan au troisième trimestre, chiffre également le plus haut depuis 2009. L’ensemble des défaillances représentent environ 52 700 emplois concernés par des cessations de paiement et des procédures de sauvegarde. Toutefois, 6000 emplois ont été épargnés par rapport à 2009. C’était alors l’industrie manufacturière qui avait connu le plus grand nombre de défaillances et par conséquent de licenciements.

L’étude Altares met également le doigt sur le manque de transparence financière des entreprises en difficultés. En effet, une entreprise défaillante sur quatre ne respectait pas l’obligation de publier leur bilan chaque année ; ce qui traduit une tentative vaine de masquer un déséquilibre financier.

 

 

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