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Capacité d'autofinancement

La capacité d'autofinancement mesure le potentiel de l'entreprise à créer de la trésorerie.

Les besoins monétaires de l’entreprise sont financés par des ressources internes et externes. Les ressources internes sont tirées de son activité (ventes diminuées des achats, etc.) tandis que les ressources externes proviennent d’autres moyens (emprunts, apports en capital, etc.). Les ressources monétaires internes génèrent la capacité d’autofinancement. L’autofinancement est égal à la capacité d’autofinancement diminuée des dividendes versés, c’est-à-dire de la part du bénéfice qui est prélevée par les associés de la société.

Autofinancement = capacité d’autofinancement – dividendes versés

Calcul de la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement représente donc la différence entre les produits encaissables, c’est-à-dire les produits générateurs de recettes, et les charges décaissables, c’est-à-dire génératrices de dépenses :

Capacité d’autofinancement = produits encaissables – charges décaissables

–  Principaux produits encaissables : ventes (comptes 70), production stockée (comptes 71), produits nets partiels sur opérations à long terme (comptes 73), subventions d’exploitation (comptes 74), autres produits de gestion courante (comptes 75), produits financiers (comptes 76), produits exceptionnels sur opérations de gestion (compte 771) ;

–  Principales charges décaissables : achats (comptes 60), autres charges externes (comptes 61 et 62), impôts et taxes (comptes 63), charges de personnel (comptes 64), charges financières (comptes 66), charges exceptionnelles sur opérations de gestion (compte 671), participation des salariés aux résultats (compte 691), impôt sur les bénéfices (compte 695).

Pour calculer la capacité d’autofinancement, il faut donc exclure les produits non encaissables et les charges non décaissables :

–  Principaux produits non encaissables : reprise sur amortissements, sur dépréciations et sur provisions (comptes 781, 786 et 787) ;

–  Principales charges non décaissables : dotations aux amortissements, dotation aux dépréciations et aux provisions (comptes 681, 686 et 687).

Il est également possible de déterminer la capacité d’autofinancement à partir du résultat net de l’entreprise. Le calcul s’établit ainsi :

Capacité d’autofinancement = résultat net – produits non encaissables + charges non décaissables

Usage de la capacité d’autofinancement

La capacité d’autofinancement est un indicateur qui sert à déterminer la capacité de l’entreprise à créer des ressources monétaires. Elle peut donc être rapprochée des besoins de financement de l’entreprise tels que les investissements et l’augmentation du besoin en fonds roulement. La capacité d’autofinancement présente aussi la caractéristique d’être une ressource stable dans la mesure où elle n’est pas soumise à une échéance de paiement. En tant que ressource stable, elle peut donc être rapprochée des emplois stables, par exemple les investissements. Ces analyses peuvent aussi conduire à optimiser la politique de distribution des dividendes car ces derniers diminuent l’auto-financement.

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