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France Active aide l’entrepreneuriat dans les quartiers populaires

France Active a lancé le 23 mars 2017 l'initiative nationale « garantie quartiers », afin de favoriser l’entrepreneuriat dans les quartiers populaires. L’organisation facilite ainsi l’accès aux prêts bancaires aux entrepreneurs résidant en banlieue.

France Active aide l’entrepreneuriat dans les quartiers populaires

Les entrepreneurs vivant en banlieue ne manquent pas de projets : « il se crée deux fois plus d’entreprises dans les quartiers populaires que la moyenne nationale, affirme le réseau France Active. Mais il y aussi deux fois plus d’échecs après trois ans. » Une situation due au manque d’accompagnement et d’offres adaptées selon l’association.  Elle a donc décidé de réagir. Avec le soutien du gouvernement et de la caisse des dépôts, elle a lancé en mars 2017 la « garantie quartiers ». Grâce à cette initiative, France Active espère financer jusqu’à  600 projets pour 2019.

 « Les banlieues ne sont pas celles que l’on croit ! »

Les quartiers populaires n’ont pas bonne réputation auprès des banques comme le prouve l’étude Bpifrance / Terra Nova parue en septembre 2016 : uniquement 23% des entrepreneurs issus de quartiers populaires se sont vus accorder un prêt pour créer leur entreprise. Pourtant, « les banlieues ne sont pas celles que l’on croit » déclare Denis Dementhon, directeur général de France Active. « Nous y rencontrons au quotidien une formidable énergie entrepreneuriale, une jeunesse engagée, un vivier d’emplois (…). Ces milliers d’initiatives transforment au quotidien les quartiers populaires. »

La « garantie quartier » n’est proposé qu’aux porteurs de projets qui résident ou s’installent dans un « quartier politique de la ville ». Celui-ci doit être recensé parmi les 200 quartiers prioritaires identifiés par l’arrêté du 27 mars 2015 présentant des dysfonctionnements urbains importants.

Aider les entrepreneurs de quartiers populaires à obtenir des prêts : une priorité

France Active s’engage donc à couvrir 80% du prêt bancaire accordé au créateur d’entreprise en cas de faillite de la société. La banque doit, en échange, ne demander aucune caution personnelle à l’entrepreneur. Ces prêts peuvent aller jusqu’à 60 000 € pour une société en création et 90 000 € si elle est en développement.

 

Avec 81% des entreprises en création financées par France Active qui survivent aux trois premières années, l’association espère accroître le succès entrepreneurial dans les quartiers difficiles.

 

Melissa Carles

 

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