Interview

Etienne Dugny, franchisé Autocrea à Strasbourg et Nancy, élu meilleur franchisé de France

 Ancien salarié, Etienne Dugny a choisi la franchise pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Avec succès, puisqu’à peine deux ans après ses débuts chez Autocrea, enseigne qui diffuse des sets de table publicitaires, il vient d’être récompensé du titre de « Meilleur franchisé et Partenaire de France ».

Etienne Dugny, franchisé Autocrea à Strasbourg et Nancy, élu meilleur franchisé de France

Pourquoi avoir choisi la franchise pour débuter votre parcours d’entrepreneur ?

Fort d’un parcours professionnel dans le domaine commercial, l’idée de me mettre à mon compte me trottait déjà dans la tête depuis un moment. J’avais envie de mettre à profit l’expérience acquise et j’avais un certain désir d’indépendance. En revanche, je n’avais pas d’idée précise du domaine dans lequel me lancer.
A 44 ans, j’ai finalement profité d’une rupture conventionnelle pour passer à l’acte. Je me suis mis en quête des différentes possibilités et finalement, la franchise m’a semblé la meilleure méthode pour passer du statut de salarié à celui de chef d’entreprise.

Pourquoi avoir choisi Autocrea ?

Le profil de franchisé recherché par Autocrea était celui qui correspondait le plus avec mon tempérament car le concept de set de table publicitaire permettait de démarrer seul. De plus, c’était dans la vente, un domaine que je maîtrisais. Enfin, cela nécessitait un investissement plus léger que dans d’autres enseignes car je n’avais besoin ni de locaux, ni de stocks, ni, dans un premier temps, de personnel. Enfin, bien entendu, je croyais au concept qui a de vrais atouts par rapport à d’autres medias publicitaires : sur ce support, tous les annonceurs sont en première page, la publicité n’est pas agressive et les tarifs sont meilleur marché que l’affichage en 4 par 3 ou la radio si vous décidez de cibler un bouquet de radios pour toucher une large tranche d’âge, par exemple. 

Cette enseigne était récente dans le développement en franchise. Cela ne vous a pas gêné ?

C’est vrai qu’ils n’ont démarré en franchise que récemment, mais Autocrea existe depuis une dizaine d’années avec dans un premier temps un développement en propre. J’ai fait parti des pionniers de la franchise quand je me suis lancé fin 2010. Je grandis donc en même temps que le franchiseur.
J’avais bien mesuré ce risque-là avant de m’engager : je partais un peu à l’aventure avec les avantages et les inconvénients que cela implique. Un jeune réseau, soit il se porte bien et il vous tire vers le haut, soit vous pariez sur le mauvais cheval et ça peut patiner… Mais globalement, après près de deux ans d’activité, je suis satisfait, même s’il y a encore beaucoup à faire pour améliorer la franchise, tant au niveau de l’accompagnement du franchisé, que des outils ou même du démarchage des enseignes nationales.

Vous avez choisi de vous implanter presque simultanément dans deux villes, à Strasbourg et Nancy. Pour quelle raison ?

Lorsque j’ai signé mon contrat de franchise, c’était pour ouvrir deux villes dès le départ. C’était le seuil pour générer un chiffre d’affaires suffisant pour me dégager un salaire. Je voulais même en ouvrir trois au départ, mais j’ai finalement préféré donner la priorité à la consolidation de mon activité.
J’ai démarré sur Strasbourg en février 2011 et lancé la première parution de sets publicitaires à Nancy, trois mois plus tard. Ca a été un peu chaud car les premiers mois d’activité nécessitent de nombreux réglages, mais je tenais à démarrer avant l’été, d’autant que la conjoncture n’était pas facile…

Quels sont, selon vous les avantages de la franchise Autocrea ?

Chez Autocrea on travaille avec des enseignes nationales et locales. Dès lors, la phase d’approche est un peu simplifiée avec les enseignes nationales. Quand on va voir un concessionnaire et qu’on peut lui montrer qu’on travaille déjà avec la marque dans x villes en France. C’est à la fois plus facile pour moi et plus rassurant pour le client.
Ensuite, on a l’avantage de ne pas démarrer avec une feuille blanche : on peut montrer ce qui est fait par Autocrea depuis x années dans les autres villes.
Par ailleurs, on bénéficie d’un certain nombre de services : la maquette, par exemple, est réalisée à la demande par le franchiseur, ce qui nous permet une grande souplesse. Sans oublier « Autocreabox », un outil interne qui nous permet de visionner des maquettes toutes faites, réalisées dans d’autres villes : cela permet d’avoir des idées et de s’en inspirer. Grâce à cet outil, on peut aussi gérer l’administratif et accéder à un forum pour échanger avec les autres franchisés du réseau.

Comment s’est passée votre intégration dans le réseau ?

On bénéficie dans un premier temps d’une formation initiale, puis d’un accompagnement terrain. Je n’ai pas vraiment profité de ce dernier à titre personnel car je n’en ai pas senti le besoin : j’ai été assez rapidement opérationnel. Par ailleurs, deux fois par an, le franchiseur organise un séminaire avec tous les franchisés, pour faire le point sur le business, notamment.
L’inconvénient majeur, c’est qu’en contrepartie de ces avantages, vous devez payer des redevances au franchiseur…
Je verse 6 % sur le chiffre d’affaires correspondant à la redevance de la marque, plus 2 % pour toutes les actions liées à la communication et la publicité. A cela s’ajoutent des frais techniques de 500 euros par ville et par mois pour la réalisation des maquettes par les graphistes du franchiseur.
En-dehors de cela, les frais d’impression constituent le plus gros des charges : là encore le franchiseur maîtrise cette partie, mais il n’est pas censé prendre de commission sur ce service et on maîtrise la quantité à travailler. On peut par ailleurs travailler avec des imprimeurs locaux si on le souhaite et c’est d’ailleurs ce que je fais…

Sur quels critères avez-vous été désigné « Meilleur franchisé 2012 » ?

Il y a déjà eu un concours interne : j’ai réalisé le meilleur chiffre d’affaires du réseau franchisé. Quant au prix Iref, la fédération des réseaux européens de partenariat et de franchise récompense chaque année les meilleurs franchisés selon les secteurs d’activité. Dans le secteur de la communication, où l’on n’est pas nombreux, j’ai ainsi enregistré la meilleure progression de CA.

Quels sont vos objectifs désormais ?

Si je fais le bilan de ces deux années, je suis satisfait car globalement en phase avec mes objectifs, en particulier dans une période compliquée.
En premier lieu, je veux pérenniser mon activité. Ce qui m’intéresse c’est d’avoir une croissance régulière et d’améliorer mes marges. Par la même occasion, j’espère gagner un peu en confort et en sérénité… C’est ma priorité au moins jusqu’à la mi-2013 vu la conjoncture. L’embauche d’une personne est donc prématurée pour le moment, de même que l’ouverture de nouvelles villes.

Comment voyez-vous votre avenir ?

Je sais qu’un retour en arrière vers le statut de salarié serait très difficile. Je me vois donc bien continuer comme chef d’entreprise. Après, sous quelle forme, c’est un autre sujet ! Il m’est, pour l’heure, impossible de savoir si je resterai franchisé deux ans, cinq ans ou dix…

Propos recueillis par Nelly Lambert
Rédaction de NetPME

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