Interview

Gilles Barouch, fondateur des éditions Livres à vivre

Consultant en management, Gilles Barouch a eu envie de mettre son expertise au service des patrons de TPE. Sa maison d’édition, Livres à vivre, publie à leur intention des livres pratiques pour les aider à optimiser leur activité.

Gilles Barouch, fondateur des éditions Livres à vivre

Quel est votre parcours professionnel ?

Gilles Barouch : Je suis consultant en management, spécialisé dans le management de la qualité.
En 2000, j’ai pris conscience que, alors que j’enseignais à mes clients le management de la qualité, je ne me l’appliquais pas à moi-même. En effet, les règles de la qualité (par exemple les normes ISO 9001) sont faites pour des grosses structures, mais pas pour les TPE ou les indépendants. J’ai eu envie de sélectionner les bonnes pratiques du management (par exemple les outils d’évaluation et de prévention des risques) et de les adapter à mon activité, afin de gagner en efficacité. Après avoir fait ce travail pour moi, j’ai pensé qu’il pourrait servir également à d’autres TPE et je me suis demandé sous quelle forme je pourrais mettre ce savoir-faire à leur disposition.

Pourquoi choisir le livre comme vecteur d’information ?

Pour être honnête, c’est d’abord par goût personnel ! J’aime écrire, et j’aime les livres. J’ai aussi pensé qu’un livre, plutôt qu’un CD-Rom par exemple, serait plus adapté à mon public de patrons de TPE.

Vous avez créé un concept d’ouvrage inédit : pouvez-vous nous le présenter ?

Je suis parti des besoins de mes lecteurs cibles, et j’ai compris qu’il leur fallait un support court, clair, concret et personnalisable. Mes ouvrages sont courts (48 pages) mais de grand format. Ils proposent un « mode d’emploi », un exemple et un tableau, que le lecteur pourra remplir et utiliser en fonction de sa problématique propre pour mettre en pratique les méthodes développées dans le livre. Trois ouvrages sont déjà parus dans cette collection, intitulée Les grilles pratiques des entrepreneurs : « Pour améliorer votre efficacité », « Fidéliser et gagner des clients par l’écoute » et « Elaborer des objectifs et un tableau de bord de suivi ». Le quatrième titre est en préparation.

Pourquoi avoir choisi de créer une maison d’édition au lieu de travailler avec un éditeur ?

J’avais créé un concept qui n’existait pas dans le commerce, et j’ai eu envie de l’exploiter seul. Ma maison d’édition, Livres à vivre, crée en février 2005, est une branche de mon activité de conseil.

Comment assurez-vous la diffusion de vos livres ?

J’ai tout d’abord pensé à sensibiliser les prescripteurs des TPE (CCI, chambres des métiers, APCE etc.) J’ai contacté aussi des sociétés de conseil, qui pourraient utiliser mes ouvrages comme supports pour leurs formations auprès des TPE. Mes ouvrages sont aussi présents en librairies, mais seulement dans les premiers mois de leur parution. Mon dernier axe est Internet : mise en vente sur mon site et des sites partenaires.

Quel est le canal de vente le plus efficace ?

Je misais beaucoup sur les prescripteurs, mais les résultats sont décevants : ces organismes sont plus orientés sur la création d’entreprise que sur la gestion quotidienne. Internet me semble le vecteur le plus prometteur : je travaille actuellement à la refonte de mon site, à la publicité et au référencement, et je développe mes relations avec des sites partenaires.
J’ai également fait appel à une attachée de presse pour la promotion du livre. Je suis satisfait des retombées presse. Même si elles ne génèrent pas directement de ventes, elles ont importantes pour asseoir ma crédibilité dans ce métier nouveau pour moi.

Quel est l’aspect le plus difficile dans cette aventure de l’édition ?

Clairement, c’est la diffusion. Comme dans tous les métiers, le plus dur n’est pas de produire, mais de vendre ! L’aspect technique, la fabrication du livre, ne m’a pas posé de problème : mon expérience dans la qualité m’a aidé, et je suis satisfait du produit fini. La rédaction a été longue pour le premier ouvrage, car il s’agissait de mettre en pratique un concept jusque-là théorique. Une fois le concept bien calé, l’écriture des deux suivants est allée plus vite.

Conservez vous votre activité de consultant ?

Oui, mon activité d’édition ne me permet pas de vivre aujourd’hui. J’ai déjà amorti mes coûts de production mais je ne me paie pas encore. J’espère équilibrer mes sources de revenu entre le conseil et l’édition d’ici à deux ans.

Propos recueillis par Marie-Pierre Noguès Ledru

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