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Les auto-entrepreneurs veulent défendre leur régime

Alors que le régime fait l’objet d’un audit lancé par le gouvernement, le 9ème Observatoire de l’Auto-Entrepreneur met en avant l’attachement des auto-entrepreneurs à leur statut et leur refus d’en changer.

Les auto-entrepreneurs veulent défendre leur régime

Revenu indispensable pour 53% d’entre eux, les auto-entrepreneurs sont 90%  à affirmer que le régime leur convient en l’état et à être formellement opposés à sa suppression. À la question, si le régime n’avait pas existé, 56% des auto-entrepreneurs affirment qu’ils auraient renoncé à leur projet, parmi lesquels 59% de demandeurs d’emploi. Tels sont les principaux constats mis en avant par le 9ème Observatoire de l’Auto-Entrepreneur, réalisé par Opinion Way pour l’UAE (Union des Auto-Entrepreneurs) et la Fondation Le Roch-Les Mousquetaires,

« Avec plus de 1200 nouveaux inscrits par jour, 800 000 actifs et à l’origine de presque 2/3 des créations d’entreprises de l’année 2012, les français plébiscitent le régime et ne veulent pas qu’on en change les fondamentaux. C’est désormais une question de subsistance pour 53% des auto-entrepreneurs actifs» souligne l’UAE. 

Un revenu indispensable

Pour plus d’un auto-entrepreneur[ interrogé sur deux, le revenu généré par l’auto-entreprise est indispensable à son foyer. En termes de volume, ils sont ainsi 19% à déclarer qu’il représente plus de la moitié de leur revenu. Apport non négligeable donc y compris pour les 24% de retraités qui peuvent ainsi compléter leur revenu avec l’apport de l’auto-entreprise.

Interrogés sur certaines des évolutions évoquées dans les débats dont le régime a fait l’objet, ils sont globalement opposés à une remise en cause des fondamentaux, avec 93% opposés à sa suppression dont 94% de chômeurs.
Ainsi, 62% considèrent qu’il ne faut pas limiter l’accès au régime uniquement à certaines catégories, 75% sont contre la limitation dans la durée et enfin 71% n’adhèrent pas à l’alignement du régime fiscal sur les autres entreprises.

Pour l’UAE, « Ces quelques réponses démontrent bien que l’auto-entreprise répond à une demande bien réelle et surtout permet à de nombreux français de rééquilibrer leurs revenus. Dans un contexte de crise économique et financière, cela est non négligeable et montre aussi que l’envie de créer résiste finalement à la crise ».

Un remède contre le chômage et l’informel

Et s’il n’existait pas ? Qu’auraient fait les auto-entrepreneurs en l’absence du régime ?56% auraient renoncé à leur projet dont 59% de chômeurs. 25% affirment quant à eux qu’ils auraient trouvé une façon d’exercer leur activité de manière informelle, parmi lesquels 35% de retraités et 37% d’auto-entrepreneurs exerçant dans le secteur des arts, spectacles et activités récréatives.

Une phase transitoire

Sur la question de l’évolution de leur auto-entreprise, 39% des auto-entrepreneurs envisagent d’évoluer vers un statut classique. Ils attendent des pouvoirs publics des réponses à leur accompagnement. Pour les 61% dont ce n’est pas l’intention, 86% d’entre eux sont retraités.

Parmi ceux ayant changé de statut, 21% envisagent de créer au moins un emploi en 2013, 2% pensant même en créer 3 à 5 sur l’année à venir.

« Ces chiffres confirment la pertinence d’un régime qui permet à chacun de pouvoir entreprendre et développer son projet » tient à souligner l’UAE.

Diversité des profils

Si en moyenne l’auto-entrepreneur est âgé de 48 ans, 45% ont entre 40 et 60 ans, la part des moins de 30 ans représentant quant à elle 14%, et celle de 60 ans et plus 25%.

39% des personnes interrogées ont un niveau de qualification cadre, 26% d’employé et 11% d’ouvrier.

Pour ce qui est de la répartition géographique des auto-entrepreneurs, si 26% sont basés dans la région Ile de France, il convient de noter que 29% sont établis dans la région Sud Est, 11% dans le Sud Ouest, 17% dans le Nord Ouest et le Nord Est.

Les secteurs d’activités restent variés avec 36% d’auto-entreprises spécialisées dans les services aux entreprises, 25% dans les services aux particuliers et 21% dans le commerce.

A noter : parmi les 15% d’auto-entrepreneurs ayant développé une activité de services aux particuliers autre que l’enseignement/formation et les arts, 24% sont salariés en parallèle de leur auto-entreprise.

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