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Les candidats à la primaire de droite face aux entrepreneurs

Cinq associations d’entrepreneurs ont élaboré un « agenda plein emploi, 10 propositions pour changer la donne ». Ils ont invité les candidats à la primaire de droite à se confronter à leurs propositions et à passer une sorte de grand oral de l’économie. L’événement « Les primaires de l’économie » s’est déroulé devant un parterre de 500 dirigeants.

Les candidats à la primaire de droite face aux entrepreneurs

« Agenda plein emploi- 10 propositions pour changer la donne » est un document conçu par cinq associations fédérant des centaines d’entrepreneurs   (Acsel , Croissance Plus , France Biotech, France Digitale, Meti). Ce collectif regroupé sous la dénomination « Les primaires de l’économie » a pris le parti, huit mois avant l’élection présidentielle, de faire connaître ses préconisations en matière économique autour de 10 thèmes.     

Six candidats LR à la primaire font un pitch de 12 minutes

Ces associations ont invité le 27 septembre les candidats à la primaire de droite à la Maison de la Chimie pour dérouler sur un mode « speed dating » en un pitch de 12 minutes leur programme destiné aux entreprises avant de répondre aux questions d’entrepreneurs lors de plusieurs tables ronde. Alain Juppé, Nathalie Kosciusko-Morizet, Jean-François Copé, Bruno Le Maire, François Fillon et Nicolas Sarkozy ont, tour à tour,  pris la parole. Plusieurs points communs ont été mis en avant : 100 milliards d’économie ; baisse de l’impôt sur le revenu ; investissement d’une partie de l’IR dans l’économie ; transformation du CICE en baisse de charges ; suppression de l’ISF (sauf Nathalie Kosciusko-Morizet) ; transformation du droit du travail ; possibilité pour les entreprises de négocier le temps de travail ; modification du rôle des organisations syndicales et referendum pour le vote des accords d’entreprises.

Un numéro de Siret attribué à chaque jeune de 16 ans (J-F Copé)

Dans le détail toutefois, les orateurs ont des approches différentes. « Mon objectif est le retour au plein emploi », a martelé Alain Jupé qui souhaite la stabilité fiscale et « aller plus loin dans la réforme du code du travail » en maintenant toutefois la priorité au CDI. L’ancien Premier ministre veut limiter à deux les mandats des syndicalistes et les obliger à travailler « au moins 50 % de leur temps », « sans atomiser la représentativité syndicale dans l’entreprise » mais en privilégiant les accords d’entreprise. Il a concédé que « La French Tech , c’est pas mal ». Nathalie Kosciusko-Morizet a insisté sur le « changement de monde » induit par le numérique et de société où « chacun veut un produit qui lui ressemble ». Par chance, « on est un pays hyper-créatif », s’est-elle enthousiasmée en insistant sur sa volonté de « créer un écosystème qui soit favorable à l’entreprise, à l’investissement de ceux qui prennent des risques ». Lui succédant, Jean-François Copé a proposé 6 pistes : un numéro de Siret attribué à « chaque jeune de 16 ans » ; le référendum généralisé dans les entreprises « sans passer par les syndicats » ;  la fin de l’emploi à vie dans la Fonction publique ; la réforme des administrations de contrôle ; la fin du paritarisme, et « une France sans pétrole ».

34 milliards d’euros de baisse des charges (N. Sarkozy)

« Nous inscrirons le principe de la stabilité fiscale dans la Constitution », a indiqué Bruno Le Maire. « L’Uberisation de la société avec le risque de requalification aux prud’hommes doit nous conduire à attacher des droits à une personne et non pas à une catégorie », a-t-il poursuivi. S’il conteste la notion de « choc », trop violente selon lui, il privilégie en revanche la sémantique de « l’élan » pour la France. « C’est le cri que j’ai entendu : « que l’Etat arrête de nous emmerder, qu’on nous fasse confiance, qu’on nous laisse travailler… » », a lancé de son côté François Fillon. « Les auto-entrepreneurs sont pour moi un motif de fierté, c’est la première brèche dans un code du travail très rigide ». « Ce programme coche les cases du projet que vous avez élaboré », a conclu l’ancien Premier ministre. Dernier candidat à présenter ses idées, Nicolas Sarkozy a résumé son programme en une phrase : « la seule stratégie économique consiste à baisser les dettes et à diminuer les impôts », sur les ménages et les entreprises « en même temps ». L’ancien Président de la République a aussi proposé une défiscalisation de 60 % de l’investissement dans l’entreprise et une baisse des charges de 34 milliards d’euros. En réponse au Brexit, « il faut faire de Paris la place des startups où elles peuvent se développer le plus rapidement », a-t-il noté tout en précisant « qu’il n’y a pas de raison pour que l’on sacrifie notre appareil industriel traditionnel ». Les organisateurs de la rencontre espèrent que les candidats à la primaire de gauche répondront à leur invitation et présenteront à leur tour leurs propositions.

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