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"Startup Pirates" : CCI France aide les entrepreneurs à réaliser leurs projets

CCI France a accueilli dans ses locaux une trentaine de participants à « Startup Pirates », du 10 au 17 septembre. Ce partenariat a permis aux entrepreneurs de 32 ans en moyenne de trouver tous les éléments nécessaires à la réussite du lancement de leur start-up, notamment par un travail en équipe sur des projets choisis par cette communauté. Reportage.

Pour la troisième édition française de « Startup Pirates », CCI France a accueilli pour la première fois dans ses locaux, au septième étage de son immeuble avenue de la Grande Armée, une trentaine d’entrepreneurs. Le groupe était composé pour moitié de femmes et d’hommes, de 32 ans en moyenne. Le concept est né au Portugal en 2011 sur une idée simple : permettre aux futurs entrepreneurs d’avoir toutes les clés en vue de réussir leur start-up, grâce à une semaine de formation intensive. « C’est un métier de base de la chambre de commerce que d’aider à de telles initiatives. Les CCI qui sont très proches de cet écosystème, accompagnent les créateurs à tous les stades : création, développement et financement », indique Nathalie Carré, chargée de mission entreprenariat à CCI France. « Il est normal de mettre à disposition notre logistique pour permettre à l’événement de se dérouler au mieux. Les outils sont bons, les intervenants aussi, les entrepreneurs peuvent donc bien travailler ! », s’enthousiasme-t-elle. Ainsi, CCI Business Builder  (application web des créateurs d’entreprise, conçue par les CCI) doit contribuer à la construction d’un projet solide. Côté coulisses, quatre co-organisateurs « passionnés par l’entreprenariat », indique l’un d’eux, Laurent Thillaye du Boullay, se sont rapprochés de CCI France et d’autres intervenants pour faire vivre un événement qui a conquis 60 candidats. Les dossiers ont été étudiés, la moitié a été retenue et les postulants ont payés 150 euros (repas et organisation compris) pour une semaine intensive d’une formation d’un nouveau genre.

7 équipes de 3 ou 4 personnes travaillent sur un projet validé par la communauté

« Nous avons sélectionné des personnes qui n’avaient pas encore monté leur entreprise. Une vingtaine ont déjà un projet, les autres sont très intéressées par l’entreprenariat, et toutes ont en commun une grande motivation », poursuit Laurent Thillaye du Boullay. La formation a donc débuté le 10 septembre via une présentation des projets par ceux qui en sont déjà porteurs puis cette communauté d’entrepreneurs a voté. Plusieurs projets se sont dégagés du lot : une application pour réserver sa baguette de pain ou être livré lorsque les boulangeries sont fermées ; une autre pour acheter des objets que l’on voit dans les films ou vidéos en cliquant sur ces derniers ; une sorte de cabine de douche pour étaler uniformément la crème solaire ; des jeux de sociétés orientés sur l’écologie… « Les idées étaient formidables et les participants ont joué le jeu en s’investissant sur le projet défendu par leur équipe », indique-t-il. A la fin de la semaine, les équipes ont « pitché » leur projet (4 minutes de présentation et 6 minutes de questions/réponses grâce à un module d’entraînement au cours de la semaine) devant un jury qui a félicité l’ensemble des futurs entrepreneurs et distingué les projets Cream’Up (1er), Travel Buddy (2e) et Watiz (3e), avec un coup de cœur pour Ma Baguette Magique.

« L’apéro pour recruter fonctionne bien… et aussi être partout sur les réseaux sociaux »

Au cours de cette semaine bien chargée, des formations comme « business mode & communication » ou « finance & investissement » ont été menées. La matinée du jeudi 15 septembre était consacrée au recrutement/team management. Amélie Favre et Philippe Guittet de l’agence Madircom, « agence de recrutement dédiée aux start-up, TPE & PME » ont organisé une séance très interactive. Bousculant les candidats avec « le mouton à 5 pattes n’existe pas » ou « réfléchissez : pourquoi un candidat ne voudrait-il pas travailler chez vous ? Mettez-vous à sa place ». Parlant franchement : « le recrutement est un investissement, n’en faites pas un pari ». En deux heures et demi, les deux experts ont donné une leçon en cinq  temps : réfléchir au type de poste et à son évolution ; ne pas mentir et savoir quelles sont les valeurs de l’entrepreneur et de la start-up ; prévoir un processus de recrutement assez rapide (une semaine environ pour les profils rares ou recherchés) ; recruter autour d’un apéro ou d’un café pour favoriser le contact ; être présent partout sur les réseaux sociaux. Et ils ont cassé un tabou : ne pas avoir peur de faire appel aux freelances et ne pas hésiter à faire signer un CDI avec une période d’essai renouvelée.

 

 

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