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Assurance-vie : pour une réforme plus ambitieuse

Plusieurs associations d'entrepreneurs se sont regroupés pour que la réforme de l'assurance-vie bénéficient aussi aux entreprises non cotées.

Assurance-vie : pour une réforme plus ambitieuse

La réforme de l’assurance-vie doit aller au bout de son objectif. C’est ce que prônent dans un communiqué commun plusieurs associations de dirigeants (l’Association française des investisseurs pour la croissance, 100 000 entrepreneurs, Citizen entrepreneurs, le Centre des jeunes dirigeants, le Comité Richelieu, Croissance Plus et France digitale).

Assurance-vie : un vivier de fonds propres pour les entreprises

Reprenons tout d’abord le contenu de cette réforme : le gouvernement de Jean-Marc Ayrault souhaite orienter une partie de l’assurance-vie vers le financement des entreprises en fonds propres; démarche saluée par les signataires du communiqué : « les fonds propres ne peuvent pas être remplacés par de la dette : ils financent les projets les plus entreprenants, ceux qui construisent le paysage de l’économie de demain, et pour lesquels le financement par la dette n’est souvent pas possible. »

Toutefois, ceux-ci craignent que les entreprises non cotées ne bénéficient que très peu de ce mécanisme. En effet, les signataires soulignent qu’il est plus facile de souscrire des actions d’ETI cotées en Europe plutôt que de réaliser un investissement de long terme dans des entreprises de petite taille et de proximité qui pourtant sont un moteur essentiel pour l’emploi.

6 milliards d’euros par an

Pour anticiper cette inégalité, les associations de dirigeants de petites entreprises souhaitent qu’un quota soit instauré pour s’assurer qu’une partie de l’épargne des Français bénéficie aux plus petites structures. Ainsi, alors que le projet du gouvernement prévoit que 33 % de l’épargne soit dédiée à l’économie réelle, ce communiqué prône que ces 33 % soient répartis de la façon suivante :

  • un minimum de 8% pour le financement en capital des PME non cotées, et de l’emploi ;
  • un minimum de 25 % pour le restant des actifs que le gouvernement souhaite soutenir (immobilier, actions cotées etc.)

Pour arriver à ces chiffres, les associations ont évalué les besoins en fonds propres des petites entreprises à 6 milliards d’euros annuels, soit 0,4 % des encours.

 

 

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