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Femmes entrepreneures : des soutiens spécifiques aux créatrices d’entreprise existent !

Afin de combattre l’inégalité de genre et permettre aux femmes de se lancer dans l’aventure entrepreneuriale, plusieurs initiatives publiques et associatives ont été mises en place. Panorama des aides à la création et à la reprise d’entreprise pour les femmes entrepreneures.

Femmes entrepreneures : des soutiens spécifiques aux créatrices d’entreprise existent !
Selon l'Insee, 39 % des entreprises individuelles ont été créées par des femmes en 2018 : une proportion qui n'augmente plus depuis 4 ans. ©Adobe Stock

Garantie ÉGALITÉ femmes, CLEFE, Les Premières, Willa, Force Femmes… De nombreux dispositifs accompagnent les cheffes d’entreprises en France. À l’heure où les relevés de notes des grandes entreprises sont rendus publics via les index d’égalité, l’entrepreneuriat féminin poursuit sa levée d’obstacles. Pour la journée internationale des droits des femmes et la 7ème édition de la semaine EF, focus sur les différentes aides et accompagnements conçus pour les femmes entrepreneures.

Femmes entrepreneurs : des aides financières exclusivement dédiées

Seul dispositif national dédié aux femmes, la Garantie ÉGALITÉ femmes  (ex FGIF) occupe une place à part. Proposée par l’association territoriale France Active, cette caution sur un emprunt bancaire (pour 7 ans minimum) est ouverte à toutes les femmes demandeuses d’emploi ou en situation de précarité. Elle vise aussi  les femmes qui œuvrent pour la création, la reprise ou le développement d’une entreprise depuis au moins 3 ans. Cette garantie couvre jusqu’à 80 % du montant d’un prêt bancaire (de 2 ans minimum) qui n’excède pas 50 000 €. Le grand avantage : pas de cautions personnelles requises. Mais un coût pour l’entreprise de de 2,5 % du montant garanti est à prévoir.

Deuxième dispositif exclusivement dédiée aux femmes (qui peut compléter le premier) : les CLEFE (Clubs Locaux d’Épargne pour les Femmes qui Entreprennent). Mis en place par l’association Racines, ces clubs d’épargnants de 5 à 15 personnes consentent aux femmes entrepreneures des prêts ne dépassant pas 5 000 €. Ici, pas de garantie ni d’apport personnel exigés. Les taux d’intérêts sont faibles et les difficultés à venir, envisagées. En outre, les CLEFE luttent contre l’isolement des créatrices, ils assurent un accompagnement et un suivi régulier.

Guide de création d'une entreprise individuelle
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Bon à savoir : dans le cadre d’un accord national en faveur de l’entrepreneuriat féminin signé par l’État et le groupe Caisse des dépôts pour la période 2018-2020, des plans d’actions régionaux (PAR) soutenus notamment par BNP Paribas et la Caisse d’Épargne sont déployés sur le territoire. L’attention est aujourd’hui portée sur l’échelle locale, n’hésitez pas à contacter les préfectures.

Femmes entrepreneures : plusieurs incubateurs, pépinières, réseaux…

Au-delà des aides financières stricto sensu, plusieurs incubateurs, pépinières ou réseaux accompagnent les porteuses de projet dans le milieu entrepreneurial. Parmi eux, le réseau national 100 % féminin Action’elles, l’incubateur « référence de l’entrepreneuriat féminin » Willa (ex Paris Pionnières), le réseau et incubateur des entrepreneures innovantes Les Premières, l’association Force Femmes qui soutient les créatrices de plus de 45 ans ou encore le réseau des mères cheffes d’entreprise Mampreneures.

Enfin, il va sans dire que toutes les aides et accompagnements classiques à la création d’entreprise concernent aussi bien les créateurs que les créatrices. Par exemple, le prêt d’honneur sans intérêts ni garanties du réseau Initiative France ou le réseau des Femmes Business Angels (FBA) qui finance aussi des projets portés par des hommes : « Mixité, parité, égalité ! »

Matthieu Barry

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