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Jean-Marie Guéguen, PDG de Spirec, à Sartrouville (78)

Jean-Marie Guéguen,  PDG de Spirec, à Sartrouville (78)

Repreneur de Spirec, spécialisée dans la climatisation, Jean-Marie Guéguen a accompagné le développement de cette PMI, qui a, en 9 ans, triplé son chiffre d’affaires et doublé son effectif. Eprouvant le besoin d’être conseillé pour vivre au mieux cette croissance, il a suivi le programme Acamas d’Ile-de-France. Et en récolte aujourd’hui les fruits.

Chiffres clés :

Année de création : 1974 
Année de reprise par Jean-Marie Guéguen : 1999 
CA 2007 : 5,2 millions d'euros, dont 47 % réalisé à l’export 
CA 2008 (prévisionnel) : 5 à 5,2 millions d'euros 
Effectif : 30 salariés 
www.spirec.fr


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Pourquoi avoir suivi le programme Acamas ?

Lorsque j’ai repris Spirec, en 1999, elle faisait 1,6 million de CA et comptait une quinzaine de personnes. Aujourd’hui, elle en fait 5 millions et l’effectif a doublé. Je me suis trouvé confronté à la solitude du chef d’entreprise en passant des problématiques d’une structure globalement artisanale à celles d’une PME. Tout dirigeant est pris par le quotidien et en même temps, il doit avoir une vision à terme. Or, parfois, on n’est pas sûr de bien la cerner et on a besoin d’être rassuré. On connaît bien ses produits, ses marchés, mais pas forcément ses atouts. J’avais besoin de clarifier ma démarche stratégique. Le Centre technique des industries mécaniques (Cetim) comme la Chambre de commerce et d’industrie m’ont alors encouragé à suivre le programme Acamas d’Ile-de-France.

Comment cela s’est-il passé ?

Nous avons commencé le programme fin 2006 et nous sommes en train de le terminer. Un consultant est d’abord venu établir un diagnostic puis nous a aidé à identifier les actions prioritaires : il nous a éclairé sur ce que nous devions faire en nous évitant de trop papillonner, nous a aidé à mettre en place un planing de travail avec des délais et à nouer les contacts qui nous seraient utiles. Parallèlement, j’ai participé à un certain nombre de réunions thématiques en groupe sur les stratégies d’alliances, le marketing et développement ou encore les achats et le sourcing. Un temps d’échange très riche avec les autres chefs d’entreprise. D’ailleurs, c’est au cours d’une de ces séances qu’est né l’un de nos projets. Il y a une vraie notion d’entraide que je n’avais pas connu auparavant.

Justement, quels sont les résultats obtenus grâce à cette démarche ?

L’effet n’est pas immédiat. Par exemple, quand je suis arrivé, l’actionnariat n’était pas très clair. L’actionnaire principal n’était ni un financier, ni un industriel. Depuis, nous avons clarifié la situation : il a accepté de vendre ses parts. Le programme Acamas nous a aidé à mettre en place un échéancier et surtout à le tenir, mais il a fallu plusieurs mois avant de conclure les négociations.
Nous avons également travaillé à pérenniser nos sources de matières premières. Cela s’est traduit par l’identification des risques de défaillance de nos fournisseurs. Aujourd’hui, ce n’est pas encore abouti, mais nous sommes en train de construire une alliance avec un sous-traitant qui sera un partenaire, ce qui permettra de réduire les coûts.
La troisième action de notre programme consistait à définir un positionnement concurrentiel pour nos produits. Actuellement, nous sommes en discussions avec une autre société pour faire une offre globale à un marché de particuliers.

Quel coût cela a-t-il représenté pour l’entreprise ?

Le coût total de l’opération est de 15.500 euros HT. Mais, après la participation du Cetim* et les déductions des aides de la Drire et de la région, cela revient en fait à 5650 euros TTC pour l’entreprise. Le coût de cette démarche vient donc essentiellement du temps qu’il faut investir. Ce n’est jamais facile de dégager du temps, mais cela en vaut la peine. Désormais, on peut reprendre cette démarche stratégique et c’est même là l’essentiel pour continuer de grandir : on sait se reposer les bonnes questions.

Où en êtes-vous aujourd’hui ?

On n’est pas du tout à un palier. On voudrait croître encore, d’autant qu’on se trouve sur des marchés porteurs. Désormais, nous cherchons à améliorer notre productivité et à prendre de nouvelles parts de marché dans l’immobilier, secteur bien plus vaste que l’hospitalier où nous étions surtout jusqu’à présent.
La démarche Acamas nous a aidé à prendre confiance dans l’environnement de l’entreprise. Cela m’a aussi encouragé à entreprendre différentes actions, comme le suivi d’un programme de diagnostic environnemental de la société, qui m’a lui-même conduit à accueillir un ergonome pour les postes de travail… En somme, je me suis aperçu qu’il existait beaucoup de compétences à l’extérieur et cela m’a incité à aller les chercher.

Zoom sur… le programme Acamas 

Initié en 2005 par la Fédération des Industries Mécaniques, et le Centre technique des industries mécaniques (Cetim*), le programme Acamas s’adresse à toutes les entreprises de la mécanique, qu’elles soient sous-traitantes, fabricantes de composants ou de biens d’équipement.
Développé au niveau régional par des chefs de projets dédiés, le programme permet d’accéder à une démarche d’anticipation et de changement stratégique, avec un accompagnement sur une longue période à des conditions financières et à un niveau de conseil auquel elles ne peuvent généralement pas accéder.
Acamas intervient aujourd’hui dans 17 régions. Près de 450 TPI-PMI en ont bénéficié avec, à la clé, des résultats tangibles : repositionnement, diversification sur de nouveaux marchés, partenariats et mise en commun de ressources, restructuration des achats…

Pour en savoir plus
http://www.operation-acamas.com  

Propos recueillis par Nelly Lambert
Rédaction de NetPME


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