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Baisse record des défaillances d’entreprises ce 3ème trimestre

La société Altares note une nette amélioration du nombre de défaillances d’entreprises avec le plus faible score jamais réalisé depuis 10 ans. Une sortie possible de la crise à laquelle aimerait bien croire Thierry Millon, le directeur des études.

Pour la première fois depuis 10 ans, le nombre de défaillances d’entreprises est tombé sous le seuil des 11 000 au 3ème trimestre d’après la société Altares. Le spécialiste de la data économie qui publie tous les 3 mois son palmarès des sociétés françaises en liquidation judiciaire, redressement judiciaire et jugement de clôture, a annoncé la bonne nouvelle dans un communiqué publié le 24 octobre 2017 : le taux de défaillances d’entreprises a baissé de 5,2 % en un an.

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Les microentreprises mènent la danse

Sur une année, environ 75 % des décisions de justice concernant la défaillance d’une société concernent les microentreprises de moins de 3 salariés. Ce sont donc les toutes petites entreprises qui donnent le rythme et voient leur santé s’améliorer. Le second trimestre a marqué le début de la tendance avec -6,7 % de défaillances. Au 3ème trimestre, 220 procédures de sauvegarde, soit seulement 2 % de l’ensemble des décisions, ont été prononcées pour 3150 redressements judiciaires et 7460 liquidations judiciaires. Soit, par rapport à l’été 2016 : -13,4 % de décisions prononcées, – 5,1 % de redressements et -5 % de liquidations.

Les défaillances de TPE de 3 à 9 salariés se sont, quant à elles, stabilisées après avoir connu une baisse très importante de -20 % l’année passée. Les PME ont, au contraire, connu un troisième trimestre difficile (+3,7 %) après être passées par des phases très positives. De 50 à 99 salariés, les sociétés se stabilisent tandis que la situation est bien meilleure pour les entreprises de plus de 100 employés.

Un système qui s’améliore sans être guéri

Pour Thierry Millon, directeur des études Altares, ces chiffres positifs sont à relativiser : « À la fin de l’année, notre pays comptera environ 54 000 défaillances, ce nombre était attendu et nous l’avions annoncé l’année dernière. On peut se féliciter qu’il exprime un recul sensible des dépôts de bilan, mais on peut aussi regretter qu’il soit encore deux fois supérieur à celui de notre voisin et partenaire allemand » modère-t-il. Une différence due, selon son analyse, au faible taux de retards de paiement en Allemagne, ce qui favorise une plus grande confiance entre les entreprises.« Les deux tiers des clients allemands payent leurs fournisseurs à l’heure, [alors que] c’est l’inverse en France, en particulier sur le second semestre ! »

 

Melissa Carles

 

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