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L'entrepreneuriat social donne le moral

Et si exercer une activité qui a un sens était l'une des clés du bonheur ? Le baromètre du moral des entrepreneurs sociaux 2017 a établi que les chefs d’entreprises solidaires avaient un meilleur moral que leurs confrères. Une seule bête noire au tableau : le financement.

L'entrepreneuriat social donne le moral

« L’économie sociale et solidaire démontre qu’il est possible d’entreprendre autrement, de produire et de consommer autrement, en respectant le salarié, le consommateur, le citoyen » disait Claudy Lebreton, Président de l’association des départements de France, en mars 2013. En plus d’être bénéfique à la société, l’entrepreneuriat social rend heureux : c’est ce que dévoilent La Ruche, Orange, le Mouves et OpinionWay dans leur baromètre 2017 du moral des entrepreneurs sociaux. Du 1er au 10 mars 2017, 194 dirigeants de sociétés  solidaires ont été sondés. Résultat : 78% d’entre eux estiment que leur moral est bon et 72% pensent qu’il va encore s’améliorer l’année prochaine. Un écart considérable avec l’ensemble des entrepreneurs français qui ne sont que 38% à prévoir un avenir positif à leur activité.

Pourquoi les entrepreneurs sociaux sont-ils plus épanouis ?

Parmi les dirigeants sondés, plus de la moitié (54%) constatent une bonne situation de leur entreprise en externe et en interne. La bonne entente qui règne dans les bureaux a un effet bénéfique sur 6% d’entre eux. Développer des activités (18%), évoluer dans un contexte favorable (16%) et dessiner des perspectives intéressantes (11%) sont les raisons les plus évoquées par les entrepreneurs pour justifier leur esprit apaisé. Pour 9% d’entre eux, le regard positif que portent la société et les clients sur leur activité contribue à les rendre heureux.

Les problèmes de financement angoissent

Si tous ces éléments sont au beau fixe, des problématiques de financement viennent ternir la situation pour 70 % de ces entrepreneurs. Les principaux responsables : l’évolution des législations (40%),  un chiffre d’affaires peu élevé (36%) ou encore l’environnement réglementaire peu favorable au développement (15%).

Autre souci évoqué par les entrepreneurs sociaux : le manque d’attention des pouvoirs publics ressenti par 65% d’entre eux. D’ailleurs seuls 17 % ont confiance en la politique pour l’avenir de leur société. Les dirigeants sondés pensent à 31 % que le domaine sur lequel il est le plus urgent d’agir est celui du lien social, de l’inclusion, et de la citoyenneté. Un champ d’action qui serait laissé pour compte par le gouvernement.

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Malgré ces difficultés, 9 personnes interrogées sur 10 affirment qu’elles choisiraient de nouveau l’entrepreneuriat social et solidaire « si c’était à refaire ».

 

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Melissa Carles

 

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