Interview

Pascal Bardoz (Midas) : "Il faut avoir le goût du risque lorsqu'on devient franchisé"

Pascal Bardoz est franchisé Midas à Dijon. Après plusieurs expériences autres que la franchise, il rejoint Miko, une marque commerciale française de crèmes glacées. Il se dirige par la suite vers le secteur automobile chez Norauto. Quelques années plus tard, il change d’enseigne et rejoint Midas pour évoluer dans ce même secteur automobile. Retour sur l’expérience de cet entrepreneur.

Pascal Bardoz (Midas) :

Qu’est-ce qui vous a amené à vous tourner vers la franchise ?

J’ai une formation universitaire en sciences économiques, j’ai travaillé initialement dans le groupe Carrefour pendant quelques temps comme chef de rayon. J’ai ensuite changé d’orientation car l’un de mes fournisseurs – Miko – m’a proposé un poste dans une succursale. J’y ai passé 5 ans comme directeur d’agence et 3 ans comme directeur régional. Lors du rachat de la marque, j’ai quitté l’entreprise pour rejoindre le groupe Norauto.

Vous étiez dans la grande distribution, puis vous avez rejoint le secteur de l’entretien/service automobile. Pourquoi vous être lancé dans une activité complétement différente ?

J’avais envie de voir autre chose, un autre environnement. J’ai repris une succursale pour connaître le métier une année, puis j’ai occupé un poste d’expert vente commerce. Un poste qui avait été créé pour le passage au 35h et à l’euro, car cela modifié l’organisation. C’était un poste transversal sans lien hiérarchique – très riche. J’ai fait cela 2 ans. Puis le poste de directeur de région sont revenus, après avoir disparu quelques années. J’ai donc repris un poste de manager. J’ai décidé de partir quelques années plus tard, car la stratégie ne me convenait plus.

J’ai eu une opportunité, par l’enseigne Midas. J’y suis rentré comme directeur région. L’idée c’était d’amener quelques procédures, quelques mécanismes pour renforcer la solidité des collaborateurs, de leurs compétences. J’ai ensuite décidé de reprendre une franchise à Dijon. Je trouve que Midas est une excellente enseigne, pour un entrepreneur qui veut se lancer. C’est mon cas depuis 2003.

Finalement, vous avez découvert le métier d’un franchisé en passant par d’autres postes dans ces franchises. Le goût de la franchise vous est-il venu grâce à ces expériences ?

C’est quelque chose qui m’a toujours attiré. Et puis avec mon historique professionnel, mon expérience de cadre m’a apporté beaucoup. L’objectif d’être franchisé, c’est avant tout d’être son propre patron et puis d’avoir l’opportunité d’avoir du patrimoine. Je viens de réinvestir dans un autre centre Midas. J’ai fait le choix de m’encrer localement.

Il faut avoir conscience de l’aventure, mais aussi le goût du risque. Un risque maîtrisé bien sûr, mais c’est nécessaire. Avant, j’ai eu un autre centre Midas, que j’ai dû liquider, et j’ai perdu de l’argent. Il faut être conscient de ce risque-là aussi lorsqu’on devient franchisé. Il faut être capable d’y faire face. Il faut aussi que ce soit un projet partagé par ses proches. Allier sa vie personnelle à cette aventure est fondamentale.


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