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Smartphones : un dopant pour votre chiffre d'affaires

Rédigé le 26 août 2010
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Les smartphones sont en train de conquérir les consommateurs. Un phénomène qui peut également profiter à beaucoup d'entreprises. Avec leur arsenal technologique (GPS, applications mobiles, appareil photo), les smartphones peuvent en effet contribuer à doper les revenus de plus d'une PME. Et si vous profitiez vous aussi de cette manne ?


La fièvre des smartphones est contagieuse. Avec l'iPhone ou le Blackberry pour principaux fers de lance, ces téléphones mobiles de nouvelle génération n'en finissent plus de séduire les consommateurs. Selon les chiffres publiés par le cabinet Strategy Analytics, les ventes de ces appareils ont gonflé de 30 % dans le monde au dernier trimestre 2009, avec 53millions d'unités écoulés. Et selon une étude menée par la très sérieuse Royal Bank of Scotland, les smartphones devraient peser, en valeur, pour la moitié du marché de la téléphonie mobile en 2010 ! Rien de surprenant au vu des offensives menées par certains acteurs durant les derniers mois, à l'image d'Apple et de son nouvel iPhone 4 (600.000 exemplaires précommandés aux USA sur une seule journée!) et de son iPad (2millions d'unités écoulées en deux mois de vente).

La frénésie des applications
Cette frénésie d'achat constitue une bonne nouvelle pour nombre d'entreprises qui peuvent tirer parti de cette déferlante. Car, si les consommateurs sont friands des smartphones, c'est tout simplement que ces mobiles permettent de faire beaucoup plus que de téléphoner ! Grâce à un système d'applications intégrées ou téléchargeables, payantes ou non, ces terminaux permettent en effet de rendre de nombreux services: localiser la station-service la plus proche, consulter ses comptes bancaires, obtenir des renseignements sur un lieu d'intérêt..., la liste s'étoffe un peu plus chaque jour. Dans cette frénésie, de plus en plus de marques et de produits, surtout orientés B-to-C, prennent place sur les smartphones pour nourrir leur chiffre d'affaires, que cela soit de façon directe (création d'applications de vente) ou plus indirecte (information sur le point de vente, création de trafic en magasin, fidélisation, facilitée de paiement, etc.) Encore un peu avant-gardistes, ces applications ont l'avantage de ne pas être l'apanage des seuls grands comptes. Leur coût de développement peut-être modéré, ce qui ouvre un nouveau champ d'action aux PME. Il serait donc dommage de ne pas en profiter.

Quel budget pour les applications iPhone ?

Sur le marché florissant de l'édition d'applications iPhone, la question des honoraires bat son plein. D'autant plus que, comme au plus fort de la bulle internet, l'effervescence ambiante incite de nombreux acteurs ne disposant pourtant que d'un bagage technologique réduit à grossir les rangs des prestataires. Dans de telles conditions, difficile d'y voir clair. Sachez cependant que s'il est possible de développer des applications très simples (fil d'information sur l'actualité d'une entreprise, store locator simple), sans environnement graphique personnalisé, pour 1.000 à 3.000euros, il faut davantage compter un budget de 5000 à 10.000 euros pour toute application un peu plus «ambitieuse», bénéficiant d'une ergonomie travaillée et d'un univers graphique pensé, ce qui est souvent un prérequis pour nombre d'applications qui font le «buzz». Ensuite, la facture peut très vite monter, surtout si l'application a alors pour objectif de raccorder le téléphone de l'utilisateur à un service complexe (réservation de billets, achat en ligne, etc.). Dans ces cas-là, la facture peut alors facilement avoisiner les 100.000 euros, somme qui reflète la difficulté d'interfacer l'application avec un système informatique déjà existant.

Accès gratuit ou payant ?
La diversité de ces tarifs doit forcément inciter les entreprises à se pencher sur la question de l'accès gratuit ou payant aux applications qu'elles proposent. En la matière, les spécialistes consultés préconisent de ne pas pratiquer une tarification trop salée. L'adage étant que les consommateurs rechignent actuellement à ouvrir trop grand leur porte-monnaie pour faire l'acquisition d'une application, aussi grande soit son utilité. Le modèle préconisé est plutôt de privilégier un libre accès, ou l'adoption d'un tarif le plus raisonnable possible, pour permettre au plus grand nombre d'accéder et de se fidéliser à une application. L'idée est en revanche de facturer ensuite l'accès à des fonctionnalités et services supplémentaires. «Les utilisateurs iPhone sont plus enclins à consommer beaucoup d'applications et de services, mais en petite quantité. La tarification doit donc s'adapter à ce comportement», explique un éditeur d'applications.

Booster le trafic en magasin

C'est l'une des fonctionnalités très appréciée des utilisateurs de smartphones : grâce à la technologie GPS, ces terminaux mobiles permettent en effet de localiser rapidement des centres d'intérêt se trouvant dans leur voisinage. Musées, parkings, mais aussi lieux de services marchands : chaînes de restaurations, d'habillement, d'hôtels, etc. Pour tous ces acteurs, le téléphone peut dès lors devenir un très bon moyen de doper le trafic client et accroître le chiffre d'affaires. Il suffit tout simplement de développer une application de localisation d'un point de vente, dite «store locator». «Celles-ci ne sont pas obligatoirement réservées aux marques disposant de points de vente en propre, précise Jean-Luc Gemo, cofondateur de Forecomm, une start-up parisienne spécialisée dans le développement d'applications mobiles. Une entreprise peut l'utiliser pour aider le consommateur à retrouver ses produits dans les circuits de distribution».

De 1000 à 10.000 euros
Sur le plan opérationnel, une application «store locator» nécessite de «géo-tagger» (attribuer des coordonnées GPS) chacun des points de contact de la marque, ce qui nécessite parfois un lourd travail et influe sur le budget final dédié au lancement du service. Il est estimé par les professionnels à 1000 euros pour une application simple, basée des coordonnées GPS déjà bien renseignées, prix qui peut monter facilement jusqu'à 10.000 euros dans le cas de gros déploiements. Pour amortir ces investissements, les marques ont tout intérêt à renforcer l'application de localisation en la dotant de dispositifs favorisant le passage à l'achat, voire le renforcement de la dépense initialement planifiée par le consommateur. L'arme idéale pour le faire ? L'émission, lors de l'utilisation du «store locator» d'un coupon de réduction virtuel utilisable dans un laps de temps réduit suivant le recours à application. Incitative, cette fonctionnalité permet également de pouvoir calculer le taux de transformation de l'outil de localisation. Il faut alors, pour être le plus fin possible, faire en sorte que le coupon de réduction émis soit seulement utilisable dans le magasin sélectionné par le consommateur. Il suffit alors simplement de mettre en rapport le nombre de recherche du magasin et le nombre d'utilisation de coupons dans celui-ci, pour calculer le retour sur investissement de votre application. Et même parfois localiser certains freins à l'achat !

Créer le buzz pour préparer l'achat

En matière de développement de chiffre d'affaires, les smartphones agissent surtout en leviers indirects. Beaucoup d'applications proposées par les marques visent ainsi à créer le buzz, en proposant un service amusant ou utile aux consommateurs afin que ceux-ci se passent le mot. L'objectif est alors de créer une sympathie autour de la marque et des produits afin de favoriser un déclenchement ultérieur de l'acte d'achat. «C'est souvent la première brique d'une stratégie de présence sur les smartphones : il faut y créer une application gratuite qui fait la promotion de la marque et qui l'installe comme référent dans son univers», juge Jean-Luc Gemo, de l'éditeur d'applications mobiles Forecomm. Pour se démarquer, une enseigne comme Castorama a choisi de jouer la carte du service utile. Celle-ci propose ainsi une application permettant aux bricoleurs de planifier leurs projets de peinture ou de tapisserie, grâce à un calculateur de surface prenant en compte la forme d'une pièce, sa superficie, ses spécificités (nombre de portes, de fenêtres, etc.). Tous ces critères sont ensuite pris en compte pour indiquer à l'utilisateur le nombre de pots de peinture ou de rouleaux de tapisserie nécessaires pour mener à bien le projet. Le genre de petit coup de main dont l'enseigne attend bien sûr un retour en termes de ventes en linéaire.

Le Journal des Entreprises
 

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